‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 4 sur 286 · LA SALUTATION · texte numérisé non relu

LA SALUTATION

(E Thessaloniciens 1 : 2-10.)

le titre de « l’Assemblée des Thessaloniciens en Dieu le Père et en notre Seigneur Jésus-Christ. » Voilà donc ce qu’est une Eglise vraiment digne de ce nom. C’est une société de personnes qui, unies en Dieu, ont Jésus-Christ pour Seigneur, et, par la foi en lui, Dieu même pour Père. À ceux qui sont tels, la grâce et la paix appartiennent, savoir le bienfait entier du salut, les dons du Saint-Esprit, de la part du Père et du Fils; proclamation indirecte du dogme de la Trinité. Cette notion spirituelle de l'Eglise est d’une grande importance; car, non-seulement elle nous conduit à ne pas nommer £qlse tout ce que les hommes appellent ainsi, mais encore à restituer ce nom à des associations qui en sont vraiment dignes, bien que les hommes le leur refusent ou qu’elles se le refusent elles-mêmes. Partout où quelques croyants s’assemblent au nom du Père et du Fils, comme ils ne sauraient le faire que par l’Esprit-Saint, nous devons voir en eux une Eglise de Jésus-Christ; tandis qu’il y a telle institution plus politique que religieuse, qui se donne le titre d’Eglise par excellence, et qui n’en porte point les caractères essentiels. Or, la grâce et la paix ne sont assurées qu'aux premières.

3898. (2-10.) On ne sait qui l’on doit estimer les plus heureux, ou cet apôtre Paul et ses collègues, auxquels le Saint-Esprit avait donné pour leurs frères de Thessalonique un amour tel, qu'ils ne cessaient de les avoir présents à l’esprit dans leurs prières et leurs actions de grâces, ou ces Thessaloniciens eux-mêmes, hommes pleins de foi, d'amour et d’espérance, d’une foi ouvrière, si je puis dire ainsi, d’un amour actif et dévoué, d’une espérance que rien n’ébranlait, parce qu’ils mettaient leur confiance en Jésus-Christ et qu’ils vivaient en la présence de Dieu le Père. Et si Dieu leur avait fait porter la bonne nouvelle du salut, si la prédication de ce salut avait été accompagnée de l’eflicace du Saint-Esprit, si ceux qui leur avaient parlé s’étaient conduits au milieu d’eux de manière à les gagner au Seigneur, c’est parce que Dieu les avait élus pour devenir son peuple. Par un effet de cette même grâce et de l’action du Saint-Esprit, les élus d’entre les Thessaloniciens,; devénus les imitateurs des'apôtres et du Seigneur Jésus, avaient reçu la:Parole avec joie, sous le feu même de la persécution; en sorte que, à leur tour, ils avaient pu:être proposés en exemple aux fidèles du reste de la Macédoine (Philippes, Bérée et autres lieux sans doute) ; puis, plus tard, à ceux de PAchaïe. Partout, 11 n’était question que de la foi des frères dé Thessalonique et des conversions éclatantes qui s’opéraient parmi eux. Nullé part on

LES VRAIS DISCIPLES. 7 (£ Thessaloniciens 2 : 1-12.) n'avait vu tant de personnes abandonner aussi complétement le culte des idoles, pour se donner au Dieu vivant et véritable et pour mettre leur espérance en Jésus-Christ.

3829. Si, dans cette épître, Paul n’expose pas théoriquement et systématiquement la doctrine du salut, ses paroles ne laissent pas d’être tout imprégnées de cette doctrine, enseignement qui, pour n'être pas explicite, n’en est que plus impressif. Ainsi, nous apprenons ici que les dispositions caractéristiques d’un vrai disciple de Jésus, sont LA FOI, L'ESPÉRANCE @t L'AMOUR OU la charité (3), trois mots que nous retrouverons fréquemment sous la plume de l’Apôtre et dont le Saint-Esprit a fait, pour ainsi dire, la devise de Paul. Nous y apprenons ensuite que les élus de Dieu prennent pour modèle de leur vie le Seigneur Jésus lui-même et ses imitateurs (6), et que, dans sa douce communion ; ils ressentent une vive joie, même au milieu des tribu lations. Nous y apprenons enfin que la vraie conversion consiste à quitter toute idole, tout attachement et toute confiance aux choses de ce monde, pour se consacrer exclusivement à Dieu; et que la foi du pécheur converti est d'attendre des cieux ce Jésus qui, ayant été mort, a repris la vie, et qui, par sa vie comme par sa mort, nous délivre de la colère à venir (9, 10).

3830. Ces pensées de l’Apôtre pivotent autour de deux grandes doctrines : l'élection de la grâce de Dieu et l’action du Saint-Esprit sur les âmes. Comme Paul lui-même était un vase d’élection (4; Actes9 :15), ainsi l’étaient les frères de Thessalonique; si Dieu l’avait choisi pour porter la bonne nouvelle devant les nations, il les avait choïsis, à leur tour, entre les nations pour entendre cette bonne nouvelle ; et si le Saint-Esprit avait inspiré, animé et conduit Paul durant son séjour à Thessalonique (3), ce même Esprit avait rempli de joie le cœur des Thessaloniciens qui avaient cru (6). Le salut tout entier vient donc de Dieu et de sa grâce merveilleuse. Vous savez maintenant, mes chers lecteurs, où vous devez chercher le vôtre; c’est par Le Saint-Esprit qu’on croit en Jésus, et c’est par Jésus qu’on a Dieu pour Père.

3831. (2 : 1-12.) Quand on est profondément persuadé que tout ce qu’on a de bon, c’est à Dieu qu’on le doit, et que tout ce qu’on fait de bien, C’est par la grâce de Dieu qu’on le fait, il est possible de parler de soi sans vanité, ou plutôt c’est la gloire de Dieu même qu’on célèbre de la sorte. Si donc l’Apôtre continue sa lettre en rappelant aux Thessaloniciens comment il était arrivé chez eux tout couvert des plaies dont son corps avait été déchiré à Philippes, comment il avait

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