‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 31 sur 286 · D6 LA FOI ET LA LOI · texte numérisé non relu

D6 LA FOI ET LA LOI

(E ''imothée 1 : 1,2; 3,4; 5-11.) d’Ephèse, il est intéressant de l’étudier peu après le récit de la fondation de cette Eglise.

3917. (4 : 1, 2.) La lettre que nous avons sous Les veux est une lettre particulière, même une lettre d’affaires, si l’on vent, et toutefois de quel ton solennel elle commence. Ce n’est pas la solennité qu’affecte un homme qui, à défaut d’autorité réelle, cherche à imposer; c’est une gravité simple et vraie, résultant de la position que celui qui parle occupe devant Dieu et de la sainteté du mandat qu'il a reçu. Paul est le père spirituel de Timothée, mais il est, avant cela, apôtre ou envoyé de Jésus-Christ; il agit, parle et écrit selon le commandement de Dieu, auteur de notre salut comme de notre existence, et de la part du Seigneur Jésus, dont la volonté est une avec celle du Père et sur qui reposent toutes les espérances du pécheur, pour le temps et pour léternité. Quant au vœu par lequel il ouvre sa lettre, c’est celui que nous avons vu précédemment [3827, 3889], avec l’addition du mot « miséricorde. » Est-ce à dire que Timothée eût plus besoin de pardon que les Thessaloniciens et les Galates? Ni plus, ni moins; mais que pouvons-nous souhaiter de mieux à ceux que nous aimons ? [565].

3918. (3, 4.) Il est difficile de savoir ce qu’étaient ces fables et ces généalogies contre lesquelles lApôtre veut que son disciple continue de prémunir les Ephésiens. Quand on considère la puissance qu’exercent sur nous les préjugés que nous avons sucés avec le lait, il ne serait pas étonnant que les fidèles d’entre les païens eussent permis à leur imagination de concilier les fables de leur ancien paganisme avec les vérités de la foi, comme les fidèles d’entre les Juifs ne revenaient que trop facilement aux généalogies dont, en leur qualité de fils d'Abraham, ils étaient si fiers, ce qui les entraïînait probablement à de continuelles disputes de prééminence. Ceci nous montre, hélas! d'accord avec l’épître aux Galates, que, déjà dans ces premiers temps et sous les yeux même d’un Apôtre, l’Eglise était loin de jouir d’une entière pureté. Puis, l’enseignement général qui résulte de l’exhortation adressée à Timothée, c’est que nous devons éviter avec le plus grand soin « tout ce qui produit des contestations plutôt que l’édification de Dieu, laquelle est en la foi; » c’est-à-dire le bien que Dieu fait aux âmes par le moyen de la foi.

3919. (3-11.) Mais l’idée de la foi, nous l'avons vu (Gal. 5 : 6), ne se sépare pas de celle de l’amour, fin ou but du précepte divin; amour fort différent des affections charnelles et terrestres, car il procède

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d’un cœur pur; amour dépouillé de toute recherche de soi-même, puisqu'il vient d’une bonne conscience; amour saint et divin dans son principe, attendu qu’il naît de la foi et d’une foi simcère. Ils s’écartaient de la foi, ces vains discoureurs, qui, prenant la défense de la loi, le faisaient de manière à prouver qu’ils ne se comprenaient pas euxmêmes; et combien de docteurs, en nos jours, qui ne font pas autrement! Sans doute, la loi est bonne, car elle vient de Dieu; mais il faut en user selon la pensée du législateur. Elle n’a pas été promulguée pour justifier le pécheur; etle pécheur justifié par la foi, le juste, a dans sa foi même, et non dans la loi, le principe de la sainteté. La loi donc est surtout destinée aux pécheurs non convertis, les comprimant par la crainte et les menaçant de la condamnation. Or, que le fidèle n’ait plus rien à redouter de la loi, que son activité morale soit déterminée par un principe supérieur, c’est ce que proclame le glorieux Evangile du Dieu bienheureux, et ce qui fait de la saine doctrine une bonne nouvelle.

3920. (12-17.) À ce propos, l’Apôtre épanche dans le sein de son bien-aimé disciple les sentiments de reconnaissance dont il était pénétré envers Jésus-Christ, à cause de la grâce qu’il lui avait faite en lui confiant le ministère de cet Evangile, ayant fortifié, et ayant vu d'avance qu’il lui serait fidèle. Et remarquez l’humble confession que Paul fait de ses péchés passés. Mais s’il avait blasphémé le nom de Christ, persécuté son peuple, outragé les saints, il n’avait pas, comme tant de pharisiens, agi contre ses propres lumières. Toutefois, s’il eût persisté dans cet état, son âme eût été perdue. Aussi, reconnaïît-il la grandeur de la miséricorde dont il avait été l’objet. Après lui avoir pardonné ses péchés, la grâce du Seigneur s’était plu à le remplir de foi et d’amour, «en Jésus-Christ, » c’est-à-dire par le moyen de son union spirituelle avec lui. Personne donc n’était mieux placé pour attester que Jésus-Christ est venu dans le monde afin de sauver les pécheurs; car nul, à ses propres yeux, n’était plus criminel qu’il ne Pavait été, et néanmoins 1l jouissait maintenant de la grâce de Dieu. Après une telle manifestation de la miséricorde céleste, personne, d’un autre côté, ne devait s’estimer trop coupable pour que Dieu püt lui pardonner ses offenses. Vous donc qui lisez ces lignes, pécheurs, quels que vous soyez, encouragez-vous par l’exemple de Paul, non à persévérer dans vos péchés, ce qu’il n’a pas fait, mais à écouter la voix du Sauveur et à croire en lui. Alors, vous vous écrierez, le cœur plein d’adoration, comme Paul : « Au Roi des siècles, incorruptible,

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