‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 32 sur 286 · D8 LA BONNE GUERRE. LA PRIÈRE · texte numérisé non relu

D8 LA BONNE GUERRE. LA PRIÈRE

(EX H'imothée 1 : 18-20, 2 : 1-7.) invisible, au Dieu seul sage, honneur et gloire, aux siècles des siècles. Amen!

3921. (1 : 18-20.) Il avait été fait précédemment des prophéties au sujet de Timothée; par où l’on doit entendre ou bien que le Saint- Esprit avait annoncé la destination future de ce jeune homme, ou bien que, dans une assemblée fraternelle, plusieurs lui avaient adressé, par ce même Esprit, des exhortations et des encouragements. Paul revenant donc sur ce qui avait été prononcé à son sujet, lui redit, avant tout, qu'il était appelé à faire la guerre au péché, à l'erreur, à Satan, ce qui est une bonne guerre. Pour tout homme, la vie est un train de guerre continuel (Job 7 : 1; Eccl. 8 : 8); mais la plupart, hélas! ne connaissent d’autres combats que ceux des passions et des intérêts matériels. Pour faire la bonne guerre et la faire avec succès, il faut être animé par la foi, et posséder cette foi dans une conscience droite, simple et sincère. Faute de cela, dit Paul, quelques-uns ont fait naufrage. Après avoir paru marcher avec les fidèles et comme eux, ila été démontré par le fait, ou qu’ils ne croyaient pas réellement, ou qu'il n’y avait pas dans leur profession de foi une parfaite sincérité. Tels furent deux hommes que le Saint-Esprit a voulu signaler par leur nom, mais pourtant dans une lettre particulière qui ne devait avoir que plus tard une entière publicité. Quant à ce que dit l’Apôtre, qu'il les avait livrés à Satan, afin « qu’ils fussent corrigés, pour ne plus blasphémer, » il est difficile de comprendre ce qu’il entend par là. Quelques-uns pensent qu’il les avait exclus de l'Eglise, et rejetés ainsi dans le monde sur lequel Satan règne; mais on ne conçoit pas bien comment ce genre de discipline pouvait servir à les corriger et à prévenir leurs blasphèmes. D’autres soupçonnent qu’il pourrait être question d’une simple dénonciation du sort qu’ils se préparaient par leurs infidélités, ou de quelque affliction corporelle particulièrement propre à leur rappeler celui dont ils accomplissaient les mauvais désirs. Dans tous les cas, ceux qui avaient connu Hyménée et Alexandre, savaient bien ce qui leur était arrivé; en sorte que cette parole n’est obscure que pour nous. Telle qu’elle est, je pense qu’elle a tout ce qu’il faut pour nous inspirer la crainte salutaire de faire un naufrage semblable au leur.

3929. (2 : 4-7.) Rien n’abonde plus dans le Nouveau Testament, que des exhortations à la prière; mais ce n’est pas pour nous seulement que nous devons prier. Il faut que nous adressions à Dieu des supplications en faveur de nos semblables, quels qu’ils soient, et surtout en

LES FEMMES. D9 (KE H'imothée 2: 8; 9-15.)

faveur de ceux qui sont appelés aux fonctions difficiles de gouverneurs des nations. Souvent, hélas! ils se montrent hostiles à la piété (Lue 42 : 11; Act. 4 : 26); raison de plus pour que nous nous souvenions d’eux dans nos prières (Matth. 5 : 44), « afin que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, en toute piété et gravité. » C’est d’ailleurs ce que veut et aime le Dieu qui nous a sauvés, et qui appelle toutes sortes d'hommes au salut par la connaissance de la vérité; car, bien qu'il y ait des différences notables d'homme à homme, il n’y a qu’un seul Dieu et un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme-Christ, Jésus, qui s’est donné en rançon pour tous, Lors donc que les catholiques-romains s’approchent de Dieu par la médiation des saints et des anges, ils se mettent en contradiction manifeste avec l’Ecriture. Pour justifier cette mvention, ils allèguent le besoin d’intercesseurs entre nous et Jésus-Christ, Dieu; mais ils oublient que si Jésus-Christ est Dieu en effet, il a été et il est encore homme, devenu tel précisément pour nous servir de Médiateur. Voilà donc à quoi Paul revient sans cesse : le salut par Christ et par lui seul. C’est pour rendre témoignage à cette doctrine qu’il fut établi prédicateur, qu’il reçut de Jésus-Christ sa mission, qu'il fut chargé d’enseigner les peuples, et cette vérité est l’objet propre de la foi.

3993. 8.) Où que les disciples soient réunis en assemblées de prières, c’est aux hommes seuls qu'il appartient de prier. Mais il faut qu'ils élèvent vers le ciel des mains saintement suppliantes ; que leur cœur soit libre de toute irritation et de toute colère ; que leurs prières en conséquence ne prennent jamais la forme d’imprécations; il faut enfin qu’ils mettent de côté tout ce qui pourrait transformer la prière en une sorte de lutte, où chacun chercherait, comme dans un débat publie, à faire prévaloir son opinion. En prenant le précepte dans son sens le plus général, 1l signifie que la prière suppose la foi qui sanctifie les âmes, et l’amour qui unit les cœurs.

3924. (9-15.) Quant aux femmes, elles doivent éviter en tout temps, mais particulièrement dans les assemblées du culte, ce qui pourrait attirer sur elles les regards. Une parure mondaïne, la recherche et le luxe dans la toilette, ne conviennent nullement à des femmes qui font profession de servir Dieu, et qui l’honorent bien mieux par leurs bonnes œuvres que par la richesse et le ban goût de leurs vêtements. La bienséance, la modestie, la propreté, voilà ce qui est convenable; mais rien de plus. Après cela, il n’est pas permis à la femme d’enseigner

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