LE SALAIRE DES ANCIENS
(HE Fimothée 5 : 17,18; 19-21.)
bre [3685]. Tci, nous avons à leur sujet diverses règles, qui, d’une importance moindre et d’une application plus rare de nos jours, ne laissent pas d’avoir encore leur utilité. En général, c’est un devoir pour tous d’honorer le malheur. Quant aux enfants, aw’ils aient soin de leurs mères, en échange de tout ce qu’ils ont reçu d'elles; et si quelqu'un abandonne ses parents, il a renié la foi, négligeant une obligation que remplissent même des incrédules. C’est pourquoi il ne faut pas que l'Eglise entretienne par ses aumônes des pauvres que leur famille devrait soulager avant tout. Pour ce qui est des veuves, pauvres ou riches, le Seigneur, en les privant de leur époux selon la chair, les invite d’une façon toute particulière à se consacrer au service des saints pour l’amour de leur époux céleste; mais si leur cœur est léger, qu’elles se remarient, dit l’Apôtre, plutôt que de donner du scandale.
39938. (17, 18.) Paul ayant parlé des assistances que l’Eglise peut se voir dans le cas de faire à ses pauvres, retourne aux anciens et aux émoluments dus à leur charge. C’est bien de cela qu’il est question; car, au lieu du mot « honneur» qui se trouve dans nos versions, il faut lire « honoraire. » La chose est d’ailleurs de toute évidence, si l’on considère, soit le passage de l’Ancien Testament, soit le mot de notre Seigneur que Paul cite à cette occasion (Deut. 25 : 4; L, 40 : 7). Il est donc établi dans cet endroit de l’Ecriture, comme autre part encore (Gal. 6 : 6), que l'Eglise doit mdemniser les anciens selon le temps qu’ils consacrent à son service. Il se peut qu'ils n’aient pas besoin de leurs émoluments pour vivre et qu’ils ne les acceptent pas; toujours est-il qu’ils y ont droit. Ce passage nous montre de plus qu’il est deux espèces d’anciens ou évêques. Tous président sur l'Eglise, mais tous ne sont pas employés à la prédication et à l’enseignement. Ceux-ci, obligés de donner à leur office une plus grande partie de leur temps, ont droit à un double honoraire; c’est même ce qui est de stricte justice en faveur des anciens qui consacrent à l'Eglise toute leur activité, ne füt-ce qu’à des occupations de moindre valeur en apparence.
3939. (19-21.) Par un effet de la mission extraordinaire qu’il avait reçue, ou simplement comme membre du corps des anciens ou presbytère (ancien se rend en grec par presbyteros, d'où les mots presbytère et prêtre), Timothée pouvait se voir dans le cas d’exercer la discipline sur les conducteurs mêmes de lEglisé d’Ephèse ; mais il est exhorté d’une manière fort solennelle à ne pas y procéder légère-
DISCIPLINE ECCLÉSIASTIQUE. CONSEILS. 67 (H Himothée 5 : 22; 23.)
ment. L’accusation devra être soutenue par deux ou trois témoins, et si l’inculpé est convaincu, on devra le reprendre publiquement, en réparation du scandale public qu’il aura donné, Il s’agira d’ailleurs de se prémunir contre toute prévention favorable ou défavorable, afin de prononcer avec une entière impartialité. C’est devant Jésus-Christ, Dieu et Seigneur, et devant les anges élus, devant ces anges qui escorteront, à sa venue, le Juge des vivants et des morts ; c’est en présence de cette auguste assemblée que tous les actes de la discipline ecclésiastique doivent s’accomplir, comme c'était devant elle que Paul traçait les règles de cette discipline pour les communiquer à son disciple.
3940, (22.) En qualité d’évangéliste et d’ancien, Timothée pouvait aussi avoir à consacrer, par l’imposition des mains, quelque fonctionnaire de l’Eglise. Paul l’exhorte à ne point le faire avec précipitation. Celui qui accepte légèrement une charge ecclésiastique quelconque, commet un péché que partagent ceux qui lui confèrent cette charge sans un sérieux examen, Ici, comme en toute occasion où nous devons agir de concert avec quelques-uns de nos frères, il faut que nous soyons attentifs à ne pas nous laisser entraîner dans une mauvaise voie par la majorité; il faut, si nous ne pouvons empêcher le mal, que nous demeurions, quant à nous, purs du mal qui se commet, et prendre toutes nos mesures pour qu’on ne puisse pas nous limputer.
3941. (23.) Le serviteur de Dieu doit aussi songer au maintien de sa santé. Quelques personnes s’étonnent, mais bien à tort, qu’un écrit inspiré renferme une recommandation de cette nature. Comme si l'Esprit de Dieu avait dû arrêter dans le cœur de lApôtre l’affection qu’il avait vouée à son enfant en la foi ou du moins l’empêcher de l’exprimer, et comme si le Seigneur lui-même ne portait pas intérêt à la santé de ceux qu’il aime! Timothée avait de fréquentes maladies, nous l’apprenons ici. Dieu, qui sait ce qui convient à ses serviteurs, permet souvent que les plus pieux soient aussi les plus éprouvés dans leur corps; excellente discipline pour âme. Timothée, modéré en toutes choses, ainsi qu’il sied à un serviteur de Dieu, poussait la tempérance jusqu’à l’abstinence entière. Paul jugeant, de son côté, que la plupart des indispositions de Timothée venaient peutêtre de la trop grande sévérité de son régime, l'invite à se fortifier lestomac en buvant quelque peu de vin. Ce conseil d’hygiène était-il le fruit de linspiration divine? (2150) cela se peut. En tout cas,