‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 5 sur 286 · PAROLES D’AFFECTION CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

PAROLES D’AFFECTION CHRÉTIENNE

(X Mhessaloniciens 2 :13-16;:.17-20. & : 1-9.)

néanmoins trouvé la force de leur annoncer immédiatement l’Evangile et comment il avait persévéré malgré l’opposition violente des adversaires ; s’il leur rappelle encore que, ni lui , ni ses collègues, ne cherchèrent jamais à les gagner par de belles paroles, qu’ils ne cédèrent à aucun intérêt pécuniaire, qu’ils n’eurent aucunement en vue leur propre gloire; s’il remet sous leurs yeux la douceur toute maternelle qu'ils déployèrent à leur égard , la tendre affection qu'ils ne cessèrent de leur témoigner, et ce dévouement qui serait allé jusqu’au sacrifice de leur vie le cas échéant ; s’il insiste en particulier sur ce qu’ils ne leur occasionnèrent aucune dépense, parce que, tout en leur prêchant l'Evangile, ils avaient travaillé de leurs mains, nuit et jour, pour ne leur être pas à charge ; s’il mvoque enfin le témoignage même des Thessaloniciens sur sa conduite morale et celle de ses collègues, sur la sainte.vie qu’ils avaient menée au milieu d’eux, ce n’est évidemment qu’un moyen dont l’Apôtre se sert pour ranimer dans leur cœur les exhortations paternelles et les consolations qu’il leur avait adressées précédemment. C'était de nouveau les sommer «de marcher d’une manière digne de Dieu ; » car tout cela tendait à leur confirmer que Dieu les appelait bien réellement «à son royaume et à sa gloire. »

3832. (13-16.) La gloire de Dieu! Comme c’est bien là ce qui fait le fond des préoccupations de l’Apôtre! Ce qui le réjouit, ce dont il rend grâces, c’est que les Thessaloniciens ont reçu sa doctrine, et celle de Silas et de Timothée, non comme leur doctrine propre, mais comme une doctrine venant de Dieu même, dit Paul. Par là, ils étaient devenus les émules des Eglises de la Judée; et, de même que les fidèles de la Judée avaient été persécutés par leurs compatriotes, ainsi en avait-il été des Thessaloniciens. Mais le crime des persécuteurs païens de Thessalonique n’égalait pas celui des Juifs. Ceux-ci, après avoir fait mourir le Seigneur Jésus et maints prophètes avant lui, persécu-

taient maintenant ses disciples ; et, ce qu’il y avait de pire, c’est qu'ils

ne voulaient pas qu’on parlât de salut aux païens. Voilà comment ils mettaient le comble à leurs péchés; voilà ce qui allait hâter leur ruine, selon la parole du Seigneur. Il fallait donc que les Thessaloniciens ne se laissassent point décourager par les persécutions , car il ne leur arrivait pas autre chose qu’à leurs frères de la Judée, et le jugement de Dieu était proche.

3833. (17-20; 3 : 1-9.) On voit dans ce qui suit l'intention qu'avait Paul de consoler ses frères et de réjouir leur cœur abattu. Il le fait en leur donnant les plus vifs témoignages de son affection et en leur

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rappelant qu’il ne leur arrivait rien qui ne leur eût été annoncé. Que de traits touchants 1l y aurait à relever ici ! Est-il possible d’être plus tendre que ce Paul, si ferme et si résolu d’ailleurs? Voyez. S'il avait été privé de ses frères, c'était de visage, non de cœur. Il espérait que ce serait pour peu de temps, mais encore, comme ce temps lui paraît long ! Plus d’une fois il fit le projet de retourner à Thessalonique, soit de Bérée, soit d'Athènes, mais chaque fois Satan, excitant de plus en plus la haine des adversaires , l’en avait empêché. Et comment n’aurait-il pas un vif désir de voir ces chers Thessaloniciens, qui étaient, dit-il, son espérance, sa joie, sa couronne pour le jour de la venue future de Jésus-Christ? Tel était son amour pour eux qu’il s’était privé en leur faveur de son bien-aimé Timothée, étant ainsi demeuré seul à Athènes. Il est vrai que Paul avait bien eu quelque crainte à leur sujet. La prolongation de leurs souffrances ne les avait pas pris au dépourvu sans doute, puisqu'ils en avaient été avertis; cependant il savait que la persécution est semblable à un soleil brülant sur des plantes nouvellement semées (Matth. 48 : 21), semblable encore à un crible où l’on passe le blé (Luc 22: 31) [3435]; il savait que Satan s’en sert pour ébranler la foi des faibles. Mais depuis que Timothée lui avait apporté de si bonnes nouvelles de leur foi et de leur amour, il s'était senti tout ranimé, et son cœur chaleureux s’écrie : « Maintenant, nous vivons, puisque vous demeurez fermes dans le Seigneur ! » Toutefois, plus PApôtre était rassuré et heureux de ce qu'il avait appris, plus il éprouvait Le désir de se retrouver au milieu de ses amis de Thessalonique, afin de jouir avec eux des grâces qui leur étaient faites et de leur donner encore quelques instructions pour le perfectionnement de leur foi : voilà ce qu’il demandait à Dieu nuit et jour. Oui, dans toutes ses prières, prières qu’il ne cessait pas avec le jour, ce désir lui revenait au cœur et il l’exprimait devant Dieu. Or, nous sommes parfaitement sûrs qu’il en était ainsi ; car l'Esprit qui inspirait Paul ne lui a certainement pas permis d’exagérer ses sentiments ou l'expression de sa pensée.

3834. (10-13.) Ici finit la première partie de l’épître, celle qui est tout entière relative aux circonstances de l’Apôtre et de ceux auxquels il écrivait. Elle se termine par un vœu non moins touchant que tout le reste. Ce que l’Apôtre demande d’abord à Dieu le Père et au Seigneur Jésus-Christ, un seul Dieu, c’est qu’il dirige les choses de manière

à satisfaire le besoin qu’il a de revoir Thessalonique; puis, qu’il y fasse en tout cas abonder l’amour mutuel des frères et leur amour

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