‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 43 sur 286 · LA SAGESSE · texte numérisé non relu

LA SAGESSE

(Æ Corinthiens 2: 1-5; 6-13.)

tification et notre rachat ; c’est encore de Dieu que cela vient et non pas de nous. D’où il résulte qu’il n’y a rien dans l’œuvre de notre salut dont nous puissions nous attribuer la gloire, et que « celui qui se glorifie, doit se glorifier dans le Seigneur » (Jér. 9 : 24). Toute gloire ne nous est donc pas interdite, maisil n’y a pour nous de gloire possible que celle qui résulte de notre union avec notre glorieux Rédempteur de nos âmes.

3958. (2 : 4-5.) Ce ne fut donc pas en cherchant sa force dans les ressources de l’éloquence et de la philosophie, que Paul se présenta jadis à Corinthe; mais en rendant simplement témoignage, de la part de Dieu, aux souffrances et à la mort expiatoires de Jésus. La croix de Christ, cette folie et ce scandale, voilà ce qui fut le point de départ, la base de toutes ses prédications. Et même, à ne voir que l’homme, il s'était acquitté de sa charge au milieu des circonstances les plus défavorables; car, jusqu’à l’arrivée de Timothée à Corinthe, Paul n’avait éprouvé que faiblesse et qu’appréhension, soit par suite de ses infirmités [3885], soit par l'émotion que lui causaient le mouvement et la dépravation de cette ville populeuse [3815]. Mais s’il s’était vu privé de toute force humaine, sa prédication n’en avait pas moins été accompagnée de la puissance du Saint-Esprit ; et, de cette manière, ceux qui s'étaient convertis, avaient une certitude d’autant plus grande que leur foi provenait d’une sainte origine. Les conversions qui s’opèrent par la simple exposition du mystère de Christ, sont de vraies conversions; tandis que les effets produits par des prédications, même fidèles , lorsque la vérité y est présentée avec tout le talent de lorateur ou le savoir du philosophe, peuvent laisser des doutes sur leur durée et leur réalité.

3959. (6-13.) Le mystère du Christ est adriant aussi une sagesse ou une philosophie; mais la philosophie «des parfaits, » nouvelle manière de désigner les disciples du Sauveur, soit à cause de la perfection à laquelle ils sont appelés (Matth. 5 : 48), soit parce que leur foi est l’œuvre de Dien et que l’œuvre de Dieu est parfaite (Deut. 32 : 4). C’est une philosophie divine, longtemps cachée en Dieu (c’est le sens du mot mystère), philosophie révélée pour la gloire de ses élus. Aucune des célébrités du monde ne l’a connue, et nul homme ne peut y parvenir par les efforts de la raison; mais le Saint-Esprit l'enseigne à ceux pour qui Dieu la préparée. Le Saint-Esprit scrute les profondeurs divines, comme nous conrmaissons nos propres pensées, et mieux encore ; et nul ne connaît Dieu que Dieu lui-même,

L'HOMME NATUREL ET L'HOMME SPIRITUEL. 19 (EL Corinthiens 2 : 14-16. 3 : 1-8.)

ou, ce qui est tout un, l'Esprit de Dieu. Or, voici ce qui fait encore la gloire des fidèles ; c’est qu’ils ont reçu l'Esprit qui vient de Dieu, esprit tout autre que celui qui vient du monde. Par lui, ils connaissent les choses qu’il a plu à la grâce de Dieu de leur révéler, et s'ils en parlent, ils le font avec la sagesse qu’enseigne l'Esprit, non avec celle du monde. Encore faut-il, pour qu’un homme s’approprie leurs enseignements, qu’il soit lui-même sous l’action de l'Esprit (Luc 40 : 22; Act. 16 : 14),

3960. (14-16.) Il est en effet deux classes d’hommes qu’il ne faut pas confondre : l’homme naturel, l’homme ayant l’âme, l’homme doué d'intelligence et de sensibilité, mais n’ayant que cela; en un mot, l’homme tel que nous sommes tous avant la conversion; puis il y a l’homme spirituel, celui qui a reçu dans son âme le Saint- Esprit. Le premier ne saurait accepter les choses de l’Esprit de Dieu; elles lui paraissent une folie, parce que c’est spirituellement, ou par trine du salut, il faut naître de nouveau, comme Jésus le disait à Nicodème (Jean 3 : 3). 11 n’y a non plus que l’homme spirituel qui possède la clef du cœur humain, tandis qu’il demeure lui-même tout à fait incompris. Le monde ne voit dans les chrétiens que des insensés, par la raison qu’il ne voit dans la croix du Christ qu’une absurde folie. En somme donc, la différence entre ces deux classes d'individus provient de ce que les uns connaissent, comprennent, aiment, possèdent la pensée de Jésus-Christ, tandis que les autres y demeurent étrangers. À laquelle de ces deux elasses appartenez-vous, Ô vous qui lisez ces lignes ?

3961. (3 : 1-8.) Et les Corinthiens? Si l’on se reporte au moment où Paul arriva chez eux, la réponse ne saurait être douteuse. Mais, maintenant qu’ils ont été les objets de tant de grâces, ils sont tous probablement des hommes spirituels, qui, ayant été nourris du lait de la Parole, peuvent recevoir aujourd’hui la nourriture plus forte que cette même Parole contient! Hélas! quand on se laisse dominer par l’esprit de parti, on marche selon l’homme et non pas selon Dieu, on est charnel et non spirituel. Voilà comment l’Apôtre renoue le fil de ses idées (4 : 17). Ce n’était pas dire qu’il n’y eût personne de vraiment converti à Corinthe; maïs en tant que les membres de cette Eglise se livraient à des divisions et à des disputes, fruit de la jalousie et de l'esprit de parti, ils étaient encore prodigieusement charnels. Se rattacher au nom, même d’un Paul ou d’un Apollos, qu’était-ce,

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