CHRIST, LE SEUL FONDEMENT
| (& Corinthiens æ : 9-15.)
sinon subordonner le Seigneur à ses ministres, oublier Celui qui
donne l’accroissement, pour ne voir que ceux qui ne sont rien au-
près de Dieu et dont toute l’œuvre est de planter et d’arroser?
3962. (9-15.) Ainsi, dit Paul, nous sommes de simples coopérateurs de Dieu et non pas Dieu lui-même; vous, Corinthiens, vous êtes le champ de Dieu et non le nôtre, l’édifice de Dieu et non point notre propre maison. Tout ce que j’ai fait, et encore selon la grâce qui m’a été donnée, c’est de poser le fondement de l'édifice. Que d’autres aient édifié dessus, soit; toujours s’agit-il de savoir comment ils Pont fait. D’abord, nul ne peut poser d’autre fondement que Christ (Actes 4: 11, 19). Puis, si les constructeurs élèvent sur ce fondement la saine doctrine tout entière et sans mélange, leur édifice sera d’or, d’argent et de pierres précieuses ; sinon, ce ne sera que bois, foin et chaume. Quand donc se fera le jugement éternel, alors que l’œuvre de chacun subira l’épreuve du feu, la paille sera consumée, l’or seul subsistera; le bon constructeur recevra un salaire, mais non pas l’autre; toutefois celui-ci se verra sauvé comme au travers du feu, parce qu’il a construit sur le fondement, bien qu’avec les pauvres matériaux de la sagesse humaine. Dans tous les cas (cette idée est sous-entendue), celui qui édifie n’est rien, pas plus que celui qui plante et que celui qui arrose.
3963. «IL sera sauvé, mais comme au travers du feu! » Parole à la fois redoutable et consolante pour ceux qui s'occupent des âmes et de Dieu. D’abord, tout enseignement religieux qui n’a pas pour base la doctrine du salut par Jésus-Christ, est un enseignement qui n’a rien de commun avec l’Evangile ; et si, après avoir posé Christ pour fondement, on veut n’édifier dessus que de l'or, de l’argent et des pierres précieuses, il faut tirer du fondement lui-même ou de Christ tout le reste de l’édifice. C’est ce que je me suis efforcé de faire dans ces Etudes, mes chers lecteurs ; mais c’est ce que ne font ni les papistes, ni les rationalistes. Ceux-là semblent élever fort haut la croix de Jésus-Christ, et néanmoins il est de fait que c’est le pape, non Jésus-Christ, qui est la pierre angulaire de l’Eglise romaine; en sorte que s’il y a, comme ie me plais à le reconnaître, des catholiques dont la foi repose sur le vrai fondement, c’est qu’ils ne sont pas vraiment de leur religion. Alors même, c’est du bois, du foin et du chaume, ce qu’ils édifient sur le fondement. Donc, leur édifice sera brûlé; voilà ce qu’il y a de redoutable dans la Parole ; toutefois ils seront sauvés comme au travers du feu; c’en est le côté consolant. Quant au