‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 45 sur 286 · LE TEMPLE DE DIEU · texte numérisé non relu

LE TEMPLE DE DIEU

({ Corinthiens 3 : 16-21; Æ: 1-5.) rationalisme, le fondement qu’il pose, c’est la raison humaine, la dignité et les forces morales de l’homme, doctrine entièrement subversive de la croix de Christ et qui ne laisse place à aucune ESPÉ-*, rance. Toutefois, si, après quelques entretiens avec un homme qui vous avait d’abord paru fort éloigné du véritable Evangile, vous Croyez vous apercevoir que, par une de ces inconséquences assez communes, son cœur vaut mieux que son système, et qu’au fond c’est à Jésus crucifié qu'il regarde, il vous est permis de nourrir l’espoir que son bois et son chaume ayant été brülés, il sera sauvé comme au travers du feu. Hélas! c’est une supposition de charité que je fais ici ; mais l’office le plus sûr de la charité sera toujours que nous nous efforcions d’amener les âmes à la vraie connaissance de Jésus-Christ et que nous n’accueillions, quant à nous, aucune doctrine, aucune opinion, aucune vue qui ne soit tirée de l’or pur de ce divin sanctuaire.

3964. (16-21.) L’Apôtre venait de dire : « Vous êtes l’édifice de Dieu ; » il reprend maintenant cette image, sans toutefois abandonner son idée principale; car il signale le crime dont on se rend coupable, quand, au lieu d’édifier sur le fondement, on fait de préférence tout ce qu’il faut pour ruiner l'édifice. Or il n’est piques ni pioches qui sapent plus activement que lorgueil et les divisions (Gal. 5 : 15). L'Eglise de Corinthe, malgré ses misères, était donc un temple de Dieu. Avant la venue du Christ, il n’y avait qu’un temple, celui de Jérusalem ; aujourd’hui, le Seigneur possède ici-bas autant de temples qu’on y compte d’assemblées de chrétiens. Ces temples ne consistent pas en des matériaux magnifiques, superposés avec art : ce qui les forme, c’est l'assemblage des fidèles, sainte habitation de l’Esprit. Mais deux choses tendent à exclure le Saint-Esprit d’une assemblée : la première, c’est lorsque ceux qui là composent recherchent une autre sagesse que la folie de Dieu; la seconde, c’est lorsqu'ils se glorifient dans les hommes, c’est-à-dire lorsque, se faissant entraîner par les séductions du talent, ils se rattachent à quelque nom humain, que ce nom soit celui de Paul, d’Apollos ou de Céphas, n’importe. Or, se glorifier d'appartenir à certain parti religieux, se raltacher à un homme, c’est oublier ce qui fait la vraie gloire des rachetés. Ils sont à Jésus-Christ comme Christ est à Dieu; et en lui, ils possèdent toutes choses. Quelle folie et quel crime de vouloir plus et mieux que cela.

3965. (4 : 1-5.) On ne saurait se donner à certains docteurs, sans

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