‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 47 sur 286 · LES ŒUVRES GRIMINELLES. LE SALUT · texte numérisé non relu

LES ŒUVRES GRIMINELLES. LE SALUT

(HE Corinthiens G : 9-11; 12-20.) entraîne à ne pas respecter comme ils le devraient les intérêts d'autrui. De là vient qu’ils commettent l'injustice ; car il est évident que, dans tout procès, une des parties au moins se rend coupable de ce péché. Or «les injustes, dit PApôtre, n’hériteront point du royaume des cieux. » | |

3972. (9-11.) Et non pas uniquement les ravisseurs du bien d’autrui ou les gens peu délicats dans les affaires, ce que le monde, adorateur de l’argent, n’a pas trop de peine à admettre; mais les fornicateurs, les idolâtres, les adultères, les efféminés, les abominables, les avares, les ivrognes , les diffamateurs, aucun de ceux-là n’héritera mieux du ciel que les voleurs et les filous, Marcher dans ces voies criminelles, c’est marcher dans la voie de lPenfer. Or, ne pensez pas que le Saint- Esprit ait entendu donner ici une nomenclature complète des péchés dont lhabitude exclut du royaume des cieux. S’il ne parle pas de la gourmandise, du mensonge, de la dissipation, et que sais-je encore? c’est qu’il lui suffisait d'indiquer les grands traits, et que d’ailleurs il n’est pas de désordre qui ne se trouve implicitement contenu dans ceux qu'il signale. Mais, à bien considérer la chose, est-il un seul fidèle qui, avant sa conversion, n’ait eu quelque habitude de péché grave? est-il quelqu'un, en conséquence, qui ait droit par ses œuvres à l'héritage céleste? Remarquons toutefois que l’Apôtre dit seulement : « Et c’est là ce qu’étaient quelques-uns d’entre vous. » Par où il entend que, si tous les frères de Corinthe avaient été jadis des pécheurs dignes de la condamnation , tous cependant n’avaient pas vécu d’une vie ouvertement scandaleuse. Toujours est-il qu’il y en avait parmi eux qui avaient à se reprocher tous ces crimes, et c’est d’eux que PApôtre dit comme des autres : « Vous avez été lavés, sanctifiés, justifiés par le nom du Seigneur et par l'Esprit de notre Dieu; » c’est-àdire par la foi que le Saint-Esprit leur avait donnée en notre Seigneur Jésus-Christ. Voici donc un passage important. Il nous rappelle tout à la fois notre profonde misère et l’immensité de la grâce de Dieu. Deux choses sont parfaitement certaines : l’une, que, par Le péché, nous sommes déshérités du ciel ; l’autre, que, par le sang et par l’'Esprit de Christ, nous sommes lavés (Jean 13 : 8), sanctifiés (4 Thess. 5 : 23) et justifiés (Gal. 2 : 46).

3973. (12-20.) L'Eglise de Corinthe n'avait pas été, comme celles de Galatie, travaillée par des docteurs judaïsants et menacée de se voir enlever la liberté dont les fidèles jouissaient en Jésus-Christ; mais elle était tombée dans un autre extrême, paraît-il. Sous prétexte de

Teri :

rY “SE ce

L'IMPURETÉ. 87 (EH Corinthiens 6 : 12-20.)

spiritualité et d'indépendance des formes légales, quelques-uns s’étaient livrés, en théorie ou en pratique, à des écarts qui ne se sont que trop revus dès lors. Serait-ce les calomnier, si l’on concluait des exhortations mêmes de l’Apôtre, qu’ils allaient peut-être jusqu’à ne pas voir plus de mal dans certaines souillures de l’impureté, que dans l'usage de certains aliments déclarés impurs par la loi de Moïse? On s’expliquerait ainsi toute la suite des idées de Paul à cet endroit de sa lettre, et la nouvelle plainte qu’il y formule contre les frères de Corinthe.

3974. Commençant par les choses permises, il déclare qu’elles ne sont pas toujours avantageuses, et qu’il faut savoir, à l’occasion, s’affranchir en quelque sorte de sa liberté; car celui-là est esclave de la liberté, qui ne sait pas s’assujettir par amour pour autrui. Ainsi en est-il de l'usage «des viandes, » sur lequel il reviendra plus tard. Mais à côté des choses permises , il est des choses défendues. Si le corps est destiné à recevoir toute espèce d'aliments, comme les aliments eux-mêmes sont destinés au corps, et si l’usage ou l’abstinence de certaine nourriture n’est d’aucun intérêt en vue de l'éternité, il n’en est pas ainsi des désordres du libertinage. « Le corps n’est pas pour la fornication, mais pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. » Le Seigneur Jésus-Christ, en revêtant un corps, en souffrant dans ce corps et en le retirant de la tombe, a racheté nos corps et se les est acquis ; en sorte que si nous lui appartenons par la foi, nos corps sont les membres mêmes de son humanité sur la terre, comme son corps glorifié est notre humanité dans le ciel. Après cela, dit l’Apôtre, irez-vous faire des membres du Christ, les membres d’une prostituée? Si vous êtes un seul esprit avec le Seigneur, consentirezvous Jamais à être un seul corps avec elle? Ne comprenez-vous pas que, de tous les péchés, il n’en est pas un qui souille le corps comme celui-ci ? Or, si votre Eglise est un temple de Dieu (3 : 16), ce n’est qu’autant que le Saint-Esprit habite en chacun de vous; mais si cet Esprit habite en vous, vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ; vous n'êtes pas libres de vous abandonner à la souillure : au contraire, rachetés au prix du sang de Jésus, vous devez glorifier Dieu dans vos corps et dans vos esprits, qui appartiennent à Dieu (15-20).

3975. J'ai dit ailleurs [3837] combien de telles exhortations étaient nécessaires au sortir du paganisme, et cela n’avait pas échappé aux apôtres et aux anciens assemblés précédemment à Jérusalem (Actes 15 : 20). Ah! plût à Dieu qu'il y eût plus personne parmi nous à qui

vs

dpi À “+

Page 1