‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 48 sur 286 · CÉLIBAT, MARIAGE, DIVORCE · texte numérisé non relu

CÉLIBAT, MARIAGE, DIVORCE

(KE Corinthiens © : 1-9; 10-16.) il fût besoin de rappeler que le corps n’est pas pour la fornication, mais pour le Seigneur ! Il est certain que la foi seule peut, non-seulement préserver des péchés de la chair, mais encore corriger lopinion générale, sur ce point si pervertie. Le monde verra toujours dans ces désordres une faiblesse plutôt qu’un péché ; à savoir même s’il ne les estimera pas une simple obéissance au vœu de la nature, et, en certaines circonstances, un bien comparativement à d’autres maux. Reconnaissons , dans tous les cas, combien il est nécessaire que les personnes même les plus affermies, veillent et prient sans cesse, afin d’être rendues capables de fuir toute souillure de la chair et de l'esprit.

3976. (7 : 1-9.) Ici vient la réponse à l’une des questions que les fidèles de Corinthe avaient adressées à l’Apôtre. Le mariage, relation honorable, sainte et bienfaisante, n’est pourtant encore qu’une relation terrestre dont il ne restera rien dans l’éternité (Luc 20 : 35). A ce point de vue, on conçoit que la Parole de Dieu puisse nous présenter le célibat, mais le célibat pur de toute souillure, comme un état supérieur à celui du mariage, même le plus sanctifié. Mais cette absolue pureté du célibat étant, quoi qu’il en soit, fort difficile à conserver, Dieu veut, en thèse générale, que, non-seulement dans le monde, mais encore dans son Eglise, chacun ait sa femme et que chaque femme ait son mari, sans qu’il y ait d’exception faite, ni pour prêtres, ni pour moines ou nonnes d'aucune espèce. [Il veut qu’une fois marié, on s’envisage comme s’appartenant réciproquement, qu’on ne se dérobe point l’un à l’autre, qu’on se soit mutuellement fidèle ; moyen d'éviter l’impureté. Mais si je dis que Dieu veut le mariage, ce n’est pas qu'il interdise absolument le célibat. Paul n’était pas marié et il aurait voulu que tous pussent être comme lui ; seulement il reconnaît qu’il faut avoir reçu de la grâce divine une grande continence et que tous ne peuvent demeurer seuls ; c’est déjà ce qu’avait dit Jésus-Christ (Matth. 19 : 11, 19).

3977. (10-16.) Après cela, Paul ayant rappelé, du moins en partie, de quelle manière le Seigneur s'était prononcé sur le divorce (Matth. 49 : 9), il détermine à son tour ce qu'il y avait à faire dans un cas dont notre Seigneur n’avait point parlé, le moment n’en étant pas venu, celui d’un frère dont la femme, incrédule, consent à demeurer avec lui, ou d’une femme fidèle, dont le mari, non converti, consent à la garder pour sa femme. En de telles circonstances, le mariage est indissoluble : il suftit que l’un des époux soit au Seigneur pour que l’union,

L'ESCLAVAGE, LE MARIAGE. . 89 (E Corinthiens ? : 17-24: 95-38.)

jadis contractée, soit sainte, et tout à la fois pour que les enfants nés de ce mariage soient saints ou consacrés à Dieu. De même que Timothée, fils d’une mère juive, faisait partie du peuple de Dieu, encore que son père füt païen [3787|, l'enfant dont le père ou la mère sont à Christ, appartient à l'Eglise et naît sous une promesse de grâce dont il aura plus tard à se prévaloir par la foi. Mais si l’incrédule, mari ou femme, se sépare, celui qui est délaissé est libre de divorcer, seul moyen de recouvrer la paix à laquelle le Seigneur appelle les siens. Et 1l ne faut pas se laisser retenir par l’idée, souvent bien chimérique, qu’en demeurant avec l’époux incrédule on deviendra l’instrument de son salut ; car, dit l’Apôtre, « que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari? ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme?» — Nos anciennes versions portent : « si tu ne sauveras pas; » mais ce n’est pas le vrai sens:

3978. (17-24.) À cette occasion, Paul établit d’une manière générale que chacun doit demeurer dans l’état où il était lorsque Dieu le prit à son service; si d’ailleurs, et cela va sans dire, ce n’est pas un état de péché. Marié ou non, circoncis ou incirconcis, libre ou esclave, on peut glorifier le Seigneur. Toutefois, l’esclavage met tellement sous la dépendance de l’homme que, si l’esclave peut devenir libre, il faut qu’il profite de cette possibilité, par la raison qu'il est un affranchi du Seigneur et que, rendu à lui-même, il pourra d’autant mieux remplir ses devoirs d’esclave de Jésus-Christ. Dans aucun cas d’ailleurs, celui qui fut affranchi du péché et qui est ainsi devenu l’esclave du Seigneur, ne se rendra, de son plein gré, Pesclave des hommes : le motif est le même que celui pour lequel nous devons glorifier Dieu dans nos corps et dans nos esprits (6 : 20). — Remarquez en cet endroit (19) un mot qui rappelle deux paroles semblables de l’épître aux Galates (Gal. 5 : 6; 6 : 15). Du rapprochement de ces trois passages, il résulte qu’avoir la foi, être une nouvelle créature, observer les commandements de Dieu, sont les trois faces d’une même œuvre : la foi en est le moyen; la nouvelle naissance, le principe; l’observation des commandements de Dieu ou la sainteté en est pour ainsi dire la substance.

3979. (25-38.) L’Apôtre retourne à son sujet. Sans donner ce qu’il va dire comme un ordre formel du Seigneur, mais comme un avis, un conseil venant d’un de ses fidèles ministres, et tout en répétant, sous diverses formes, que le mariage est une situation parfaitement légitime, 1l insiste pour que ceux qui ne sont pas mariés examinent

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