‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 49 sur 286 · LES VEUVES. SCRUPULES A RESPECTER · texte numérisé non relu

LES VEUVES. SCRUPULES A RESPECTER

(21 Corinthiens ? : 39, 40. 8 : 1-13.)

sérieusement si, à raison des circonstances où se trouvait l'Eglise, ils ne feraient pas mieux de demeurer dans le célibat. Par cela même que le mari et la femme s’appartiennent réciproquement, il leur est moins facile, à l’un et à l’autre, de se dévouer pour le Seigneur; sans parler des persécutions, qu’it est plus aisé d'affronter quand on n’a pas les douceurs et les charges d’une famille. Dans tous les cas, il n’est rien qui rattache autant à la vie, si l’on n’y prend garde. Ici donc, plus qu’en aucune autre circonstance, il faut se rappeler que tout est passager et précaire ici-bas; de sorte que ceux qui ont une femme doivent être comme n’en ayant point. En général, le disciple de Jésus-Christ évite de mettre son cœur aux affections, aux douleurs, aux joies et aux affaires même les plus légitimes; car la figure de ce monde passe.

3980. (39, 40.) Pour ne rien laisser en arrière, l'Apôtre en vient aux femmes que Dieu à privées de leur mari. Ce qui vaut le mieux pour elles, c’est de demeurer veuves et tout entières au service du Seigneur. Elles sont libres néanmoins de se remarier, pourvu que ce soit de manière à ne pas se séparer de Jésus-Christ. C’est du reste ce qui est généralement sous-entendu. Le mariage est permis au chrétien, mais non pas toute espèce de mariage. Il faut qu’il n’y ait, dans les liens que l’on contracte, rien qui soit de nature à diminuer lintimité et la fréquence des relations avec le Seigneur. Pour cela, il doit exister entre les époux une entière communauté de foi, d’espérance et d’amour en Christ; c’est-à-dire qu’ils doivent être convertis l’un et l’autre, enseignement qui s’est présenté plus d’une fois à nous, dans l’étude de l'Ancien Testament. L'Esprit qui y parle parlait également par la bouche de Paul, comme il le déclare; en sorte que, soit qu'il reproduise les paroles du Seigneur, soit qu'il donne quelque commanderent nouveau, ou de simples conseils, c’est par l'Esprit de Dieu qu’il le fait, et nous devons écouter sa voix comme la voix de Dieu même.

3981. (8 : 1-13.) Quant aux choses sacrifiées aux idoles, autre point sur lequel les Corinthiens avaient probablement consulté leur père en la foi, voici la réponse du Saint-Esprit. À cet égard, le péché, quand il yen a, vient moins d’un manque de connaissance que d’un manque de charité. En général, la connaissance sans l'amour n’est qu’une source d’orgueil. Pour être en édification aux âmes, il faut connaître et aimer, et, fallüt-il choisir, mieux vaudrait la charité sans la connaissance, que la connaissance sans la charité. Voici donc ce que tous

LE SALAIRE DES PRÉDICATEURS. 91 (E Corinthiens 9 : 1-15.)

les frères de Corinthe savaient parfaitement, c’est qu’une idole n’est rien, qu’une viande consacrée aux idoles ne saurait contracter aucune souillure par ce simple fait, et, en conséquence, que manger de ces viandes ne séparait aucunement de Celui par qui et pour qui sont ‘toutes choses, et les fidèles plus que nulle chose au monde. Mais à est tellement difficile de se dépouiller des inpressions de lenfance, que plusieurs se faisaient encore scrupule de manger de la viande qui avait été offerte aux idoles, soit qu'on lachetât au marché, soit qu’elle se trouvât sur la table de quelque idolâtre. Après avoir vu si longtemps dans ces viandes une nourriture particulièrement sainte, ils ne pouvaient se décider à n’y pas voir maintenant une nourriture souillée, bien qu’ils sussent au fond que l’idole n’est rien. La règle que lPApôtre prescrit à ce sujet est fort simple. Comme, après tout, il n’y avait pas devoir à manger de la viande consacrée aux idoles, mais simplement liberté de le faire, on devait s’abstenir d’en manger lorsque cela pouvait étonner quelque frère ou l’entraîner à l’imitation, bien que sa conscience le lui défendit ; auquel cas c’était le faire pécher. Mais plutôt que d’être une occasion quelconque de péché pour un frère, nous devrions, dit Paul, nous abstenir totalement de manger de la viande. Telle est la loi de la charité, loi suprême. 3989. (9 : 4-45.) Ce cas n’est pas le seul où, par amour pour ses frères et par intérêt pour la gloire de Dieu, il est bon de renoncer à son droit en s’abstenant de ce qui d’ailleurs est permis. Ainsi, 1l eût été permis à Paul de se marier et d’avoir partout sa femme avec lui, comme les frères du Seigneur et comme Pierre (les apôtres n'étaient donc pas catholiques - romains); il eût eu le droit de vivre aux dépens de ceux auxquels il annonçait Jésus-Christ, ce que faisaient tous les autres, sauf Barnabas et lui; mais il avait mis sa gloire à prêcher l'Evangile sans rien prendre de personne, afin qu’on ne püt, dans aueun cas, l’accuser de motifs intéressés et que sa parole trouvât plus facilement l’accès des cœurs. À cette occasion, pour qu’on ne songeât point à faire de l’exception la règle et de son exemple un commandement, il établit, comme dans deux de ses épitres précédentes (Gal. 6 : 6; 4 Tim. 5 : 47), le droit des prédicateurs de l’Evangile à recevoir, de ceux qu'ils enseignent, leur entretien, mais rien de plus. Un soldat ne va pas à la guerre à ses dépens; nul ne plante une vigne poür ne pas en recueillir le fruit, et personne ne paït un troupeau sans - en boire le fait. La loi a dit: « Tu n’emmuselleras pas le bœuf qui foule le grain » (Deut. 25 : 4; 4 Tim. 5 : 18); or Dieu a plus soin

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