‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 6 sur 286 · LA VIE CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

LA VIE CHRÉTIENNE

(E Whessaloniciens Æ : 1, 2.) pour tous les hommes, afin d’affermir leur cœur dans la vraie sainteté, devant Dieu, les préparant ainsi pour le jour où notre Seigneur Jésus-Christ doit arriver avec tous ses saints ! [3628.] Vœu excellent que je me plais à faire dans mon cœur pour tous ceux qui lisent ces lignes, et que je les invite à présenter au Seigneur les uns pour les autres. Ils voient d’ailleurs, pour la seconde fois dans cette épiître, que ce qui caractérise les rachetés de Jésus-Christ, c’est qu'ils attendent son retour; mais c’est dans Parnour de Dieu et du prochain, dans la pratique de la sainteté qu’ils l’attendent ; ou plutôt, rien n’est plus propre à produire cet &ämour et cette rintôté, que l'attente Hs tiente du retour de Jésus-Christ.

CCLXXX VII. — La connaissance; la sanctification; la fraternité; le travail; la prochaine venue de Jésus-Christ; marcher dans la lumière; devoirs de la charité; la joie, la prière, les actions de grâces; ne pas éteindre l'Esprit, s'abstenir de tout mal. Conclusion.

3835. La seconde partie de l’épître renferme en peu de lignes tout ce qu'on peut dire de plus élevé et de plus complet sur les devoirs des fidèles. Le germe des enseignements de l'Apôtre se trouve déjà dans les livres de l’Ancien Testament ; mais il y a ici plus qu’un progrès naturel, et, si la morale de la loi et des prophètes est divine, celle-ci Fest d’une manière bien plus évidente encore. On peut aller plus loin, et dire même que les instructions morales de Paul complètent celles de Jésus-Christ et les dépassent. Ce n’est point élever le disciple aux dépens du Maître, puisque c’est par l’Esprit de Christ que Paul a parlé, selon la promesse du Seigneur (Jean 14 : 26). Aussi ne vous étonnerez-vous pas de voir toute cette morale pivoter autour de Jésus-Christ : c’est un des caractères essentiels su la morale évangélique.

3836. (4: 1, 2.) Dès Les premiers mots, l’Apôtre exhorte ses disciples au nom du Seigneur Jésus, et il leur rappelle que tous les préceptes qu’il leur avait donnés, il les leur avait donnés par le Seigneur Jésus , c’est-à-dire de sa part, sous son autorité et par son Esprit. II leur avait donc appris, pendant son séjour à Thessalonique, de quelle manière il faut marcher et comment il faut plaire à Dieu (2 : 49). Voilà ce qu’ignoraient les Thessaloniciens avant leur conversion : ils ignoraient même qu’il fallût marcher selon Dieu et chercher à lui plaire. Mais en morale, comme ailleurs, tout commence par Pinstruc- |

SANCTIFICATION. 11 (EX Mhessaloniciens 4: 3-8.)

tion; aussi peut-on dire que la première grâce du salut, c’est l’illumination. Pour aimer Dieu, il est nécessaire de le connaître; pour entrer dans le bon chemin et le suivre, il faut savoir où il est, Sans doute que la connaissance à elle seule ne suffit pas et qu'ici le cœur importe encore plus que la tête; toutefois, rien n’est plus commun que de voir des gens faire fausse route avec les meïlleures intentions, par ignorance de la volonté de Dieu. Sans doute encore que le seul guide assuré, c’est le Saint-Esprit; mais le Saint-Esprit guide et stimule en instruisant, et c’est dans la Bible que se trouvent ses instructions. Ecoutons donc celles qu’il donnait aux Thessaloniciens par la

bouche de Paul, car elles nous sont destinées aussi bien qu’à eux. 3837. (3-8.) Et d’abord, qu'est-ce que Dieu veut de nous? Il veut que nous nous sanctifiions, que nous nous consacrions à lui [2883], que nous lui soyons un peuple à part, que nous nous rendions dignes du nom de « saints » et que nous fassions des progrès dans la vie spirituelle. C’est un devoir très général, car il renferme lensemble entier de nos obligations morales ; mais dans un sens plus restreint et qui marche toutefois en première ligne, la sanctification consiste à éviter l’impureté sous toutes ses formes. Les mœurs publiques et privées sont, de nos jours même, en opposition bien grande et bien triste avec ce précepte divin; cependant nous ne saurions nous faire une idée dé ce qu’elles étaient chez les peuples de la Grèce au temps de la première prédication de l'Evangile. Les plus horribles abominations ÿ étaient universelles et publiques, au point qu’il n’est pas un auteur païen, même parmi les plus décents, qu’il soit possible de traduire littéralement pour le mettre entre les mains de tout le monde. Les antiquités découvertes à Herculanum et ailleurs, ont mis sous nos yeux les turpitudes les plus révoltantes. Des hommes qui reçurent de ces générations perverties le nom de sages, ne se faisaient aucun scrupule de pratiques détestables dont le monde même ne parle, de nos jours, qu’en secret, Or, quand on sait l'empire qu’exercent les coutumes nationales et les vices qu’on à sucés avec le lait, on comprend que le Saint-Esprit insiste avec tant de vigueur auprès des fidèles eux-mêmes, pour qu'ils s'efforcent de posséder leur vase, c’est-à-dire leur corps en sanctification et en honneur; car Dieu ne nous a point appelés à la souillure. Quelles que soient les fausses maximes du libertinage, les excuses qu’il ose alléguer, le mépris qu’il fait des remontrances de la sagesse, «le Seigneur est vengeur de toutes ces chosés ,» et les conséquences présentes de l’immoralité ne

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