‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 57 sur 286 · ÉPITRE DE PAUL A TITE · texte numérisé non relu

ÉPITRE DE PAUL A TITE

CCC. — Données historiques. Les anciens; exhortations et directions: la doctrine de la grâce; le salut; exhortations.

4017. Le disciple auquel Paul écrivit cette courte lettre, n’est mentionné nulle part dans le livre des Actes, mais nous avons appris par l’épitre aux Galates qu’il avait accompagné Paul dans son quatrième voyage à Jérusalem, et qu’il était païen de naissance (Gal. 2 : 3). Nous apprenons 1c1 qu'il avait été amené à la connaissance du Seigneur par le ministère de Paul (4 : 4). Un autre mot, comparé avec ce que

(Mite 2:15.1:5. 8 : 19, 13.)

l’Apôtre dit ailleurs à Timothée, porte à conclure que Tite était jeune encore (2 : 15; 1 Tim. 4: 12); mais c’est là tout ce que notre épitre ajoute de renseignements sur la personne de ce serviteur de Dieu.

4018. Le livre des Actes, dans la portion que nous en avons étudiée, ne fait aucune mention de quelque voyage de Paul dans l’île de Crète, où, d’après cette épitre-ci (4 : 5), 1l aurait laissé Tite pour achever de mettre en ordre les Eglises. Plus tard, nous verrons que l’Apôtre, prisonnier sur un vaisseau allant à Rome, fut arrêté par le vent contraire dans cette île; mais rien n’indique qu'il ait pu y exercer alors son action apostolique. Cest pourquoi, l’on a cru que ce fut longtemps après son second voyage en Grèce et à une époque sur laquelle nous manquons de renseignements, que Paul prêcha l’Evangile en Crète et qu'il y laissa Tite après lui. Mais rien n’empêche de supposer que l'Evangile y ait été porté de très bonne heure, quand ce ne serait que par un de ces Crétois qui se trouvaient à Jérusalem, lors de la grande Pentecôte (Actes 2 : 11). Il est permis, en outre, de supposer une excursion de Paul en Crète durant son séjour à Ephèse, excursion qui coïnciderait avec celle qu’il fit aussi, selon toute apparence, en Macédoine [3915]. C’est l’opinion que j’adopte, parce qu’elle me paraît assez plausible, tout en faisant remarquer que la question n’est pas d’une haute importance. Dao

4019. (3 : 19, 13.) Cette épître aurait donc été écrite d’Ephèse, peu avant que Paul en partit. Elle fut, paraît-il, portée à Tite par Zénas et par Apollos, et la première aux Corinthiens (46 : 12) nous a dit en effet qu'Apollos avait rejoint Paul à Ephèse; c’est peut-être en le faisant partir pour la Crète, que Paul l’engageait à pousser jusqu’à Corinthe. Nous verrons ailleurs que Tychique, le frère que Paul se proposait d'envoyer plus tard, était d'Asie et probablement d'Ephèse même. Quant à l'invitation que l’Apôtre adresse à Tite de Le rejoindre à Nicopolis, où il comptait passer l’hiver, elle semble en contradiction avec ce qu’il écrivait, presque dans le même temps, aux Corinthiens (1 Cor. 16 : 6). Maïs il est à remarquer qu’il y avait en Epire, sur les confins de l’Illyrie, une ville nommée Nicopolis, qui, avec toute la contrée, faisait alors partie de la province d’Achaïe, dont Corinthe était le chef-lieu. Puis, si l’on observe que la première aux Corinthiens n’est pas adressée aux seuls habitants de Corinthe, mais à tous les saints du voisinage, on conçoit que Paul ait pu leur écrire: « Peutêtre passerai-je l’hiver auprès de vous,» et à Tite, quelques jours après : «J’ai jugé devoir passer l'hiver à Nicopolis. »

SALUTATION. 11 (Hite 1 :1-4; 5-9.)

4020. L’extrême ressemblance qui existe entre notre lettre et la première à Timothée, justifie d’ailleurs Fopinion de ceux qui les placent l’une et l’autre dans le même temps de la vie de Paul. Il est vrai que des lettres écrites en des circonstances fort semblables, auront nécessairement une grande analogie, bien qu’appartenant à des époques assez distantes; 1l est vrai que le Saint-Esprit a pu vouloir reproduire les mêmes instructions à peu près dans les mêmes termes, comme. il l’a fait pour quelques prophéties importantes; mais, en somme, l'explication la plus simple est généralement la meilleure, et, conclure de la similitude des épitres qu’elles furent écrites assez près l’une de l’autre, ce n’est pas dire que PApôtre se soit copié, ni que le Saint-Esprit n’ait pas eu l'intention que je viens de signaler. La conformité des pensées et des expressions est telle, que je me bornerai plus d’une fois à rappeler mes explications précédentes. Cependant , l’épître à Tite offre des différences assez notables. Loin d’être un simple extrait de l’autre, ce qu’on pourrait croire vu sa plus grande brièveté, elle renferme des expositions dogmatiques d’une haute importance et qui ne se trouvent en cette forme, ni dans Pépître à Timothée, ni dans aucune de celles que nous avons étudiées jusqu'ici.

4024. (4 : 4-4.) L'introduction déjà, est, à ce point de vue, digne d’une attention particulière. Pour la première fois, Paul s’honore du titre « d’esclave de Dieu » (vraie traduction). Il ne s’appartient pas à lui-même, mais à Dieu ; il ne veut pas faire sa propre volonté, mais celle de Dieu ; il ne travaille pas dans son intérêt à lui, mais dans celui de Dieu, qui Pa «acheté à grand prix » {1 Cor. 6 : 20). Puis, s’il est apôtre ou envoyé de Jésus-Christ, sa mission a pour objet d’amener à LA Foi les élus de Dieu, en propageant la vérité; non pas la vérité sur toutes choses, mais celle qui engendre et alimente la piété ou amour de Dieu, savoir la vérité en Christ, Christ lui-même (Jean 44: 6). Par lui, est L'ESPÉRANCE de la vie éternelle, et une espérance infaillible, puisqu'elle se fonde sur la Parole du Dieu qui ne ment point. Après avoir, dès les temps éternels, fait dans son cœur une promesse, il Pa réalisée en Celui qui est Dieu, notre Sauveur, et par le commandement duquel Paul prêchait le salut, Il y a, dans ce peu de mots, la proclamation indirecte, mais d’autant plus frappante peut-être, des principes fondamentaux de l’Evangile : les autres épitres de Paul et celles de ses collègues Pierre et Jean, nous en donneront le développement. |

4022. (5-9.) Sans revenir sur ce qui a été dit ailleurs [3926-3998],

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