‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 60 sur 286 · LA DOCTRINE DE LA GRACE · texte numérisé non relu

LA DOCTRINE DE LA GRACE

(Mite 2 : 11-14; 155 8 : 1,2.)

4026. (11-14.) Or, cette doctrine de Dieu notre Sauveur, la voici telle que le Saint-Esprit la résume en quelques mots sous la plume de lApôtre. D'abord, tout vient de la grâce de Dieu ou de son amour, libre, absolu comme lui, et complétement immérité : une grâce! c'est tout dire. Par cela même que cette grâce est infinie et gratuite, par conséquent une vraie grâce, il n’est pas un homme, si méchant soit-il, qu’elle ne soit capable de sauver. Habitant en Dieu dès l’éternité, elle est apparue ici-bas dans la personne de Jésus et dans lPeffusion du Saint-Esprit, et elle est venue instruire l'humanité, afin que, renonçant à l’impiété, le propre de toute âme non convertie, et aux désirs mondains , les seuls que nos cœurs naturels connaissent, nous vivions dans le présent siècle selon la vraie sagesse, selon la justice et selon la piété; la sagesse consistant à éviter tout écart; la justice, à rendre à chacun ce qui lui est dû; la piété, à montrer en toutes choses l'amour qu’on a pour Dieu. A cela se résume la vie chrétienne; là est le résultat pratique des enseignements de la grâce de Dieu. Et pour savoir si nous vivons réellement dans la grâce de Dieu et par elle, examinons les motifs qui nous déterminent. La sainteté des fidèles est un fruit des espérances que leur donne la foi. Ils attendent du ciel leur grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné pour nous, afin de nous procurer le pardon de nos péchés par son sang et la purification de nos cœurs par le Saint-Esprit. Vous pouvez vous rappeler que c'était déjà la prédication de l’apôtre Pierre, et c’est en prêchant ce grand salut que Pierre, Paul et leurs collègues avaient formé au Seigneur un nouveau peuple, un peuple à part, un peuple zélé pour les bonnes œuvres. Il ne s’agit pas, assurément, de chercher à nous singulariser ; mais 1l n’en est pas moins vrai que nous ne saurions nous envisager comme appartenant à Jésus-Christ, s’il n’y a rien en nous qui nous distingue du monde, si nos passions et nos habitudes sont celles du monde, si nous suivons la multitude pour faire le mal.

4097. (15.) Voilà donc ce que Tite devait dire aux fidèles d’entre les Crétois ; et, comme c’était de la part de Dieu qu’il le ferait, il lui était permis, malgré sa jeunesse, d’exhorter et de reprendre avec autorité. Puis, retournant à l’exposé des devoirs du fidèle, PApôtre rappelle la soumission due aux autorités civiles, l’obéissance avec laquelle il faut accueillir les lois qu’elles ont le droit de promulguer dans la sphère de leurs attributions (3 : 4, 2); il invite de nouveau les frères à faire de bonnes œuvres, à n’injurier personne, à être en-

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nemi des querelles, modérés et pleins de douceur envers tous. Rien ne serait plus facile si nous n’étions jamais entourés que de bienveillance; mais haïs, méprisés, conspués, persécutés, comme le sont parfois les disciples de Jésus, il ne nous faut pas une faible grâce de Dieu, ni une légère attention sur nous-mêmes pour demeurer en de justes bornes quand on n’en respecte aucune à notre égard. Voici donc le motif qui doit nous maintenir dans la charité, quelles que soient les circonstances , et voici en même temps une nouvelle exposition sommaire de toute la doctrine du salut :

4028. (3-8.) Nous, dit l’Apôtre, nous qui, maintenant, sommes convertis au Seigneur, nous fûmes, nous-mêmes, de grands pécheurs. Néanmoins, Dieu nous a reçus en grâce; raison décisive pour que nous déployions à notre tour une grande charité envers tous les hommes. Telle est la pensée de lApôtre dans la liaison avec le contexte ; mais les développements de sa pensée sont dignes d’une grande attention, parce qu’ils nous fournissent, sous une forme différente de tout à l’heure, une vue d’ensemble de «la doctrine de Dieu notre Sauveur. » Sept questions se trouvent résolues ici par des déclarations formelles du Saint-Esprit : 1° Qu'est l’homme, dans son état naturel? — Il est dépourvu de vrai bon sens, rebelle à Dieu, hors du bon chemin , asservi aux désirs de son cœur et aux voluptés de la vie, plein de malice et d'envie, digne de haine quand on le connaît à fond , et haïssant ses semblables, en tant qu’il s’aime lui-même d’une manière exclusive. 2 De quoi l’homme a-t-il absolument besoin dans une telle condition? — C’est d’être sauvé. 3° D’où peut lui venir le salut ? — De la bonté de Dieu et de son amour pour les hommes. 4° Quel est le moyen par lequel l’amour de Dieu nous sauve? — Avant d’être convertis, nous ne pouvons faire aucune œuvre juste ; aussi Dieu nous sauve-t-il par pure miséricorde, au moyen du lavage de la renaissance et du renouvellement de l’Esprit-Saint. 5o Mais, qu'est-ce qui nous vaut cette grâce? — C'est ce que Jésus-Christ a fait pour nous, par un effet de la miséricorde même qui nous sauve. 60 Et tout ce salut, en quoi finalement consiste-t-il? — En ce que nous sommes justifiés par la grâce de Jésus-Christ et que, par là, nous devenons héritiers de l'espérance de la vie éternelle. 7° Quelle est enfin la conséquence morale de cette doctrine parfaitement certaine? — C’est que ceux qui ont cru Dieu, parlant dans les Ecritures, doivent s’appliquer à être aux premiers rangs parmi ceux qui font du bien, Maïs tandis que les gens du monde font certaines œuvres pour se sauver, ceux qui ont

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