LE MINISTÈRE DE PAUL
OS
(EX Corinthiens G : 1, 2; 3-10.) maintenant traités, à cause de lui, comme des êtres parfaitement justes, Justes d’une justice divine, à supposer toujours que nous sommes dans la foi. Cest le point sur lequel nous devons sérieusement nous examiner, comme nous allons voir bientôt que lApôtre y exhorte ses disciples de Corinthe.
4047. (6 : 1, 2.) Une des plus grandes grâces que le Seigneur puisse faire à un pauvre pécheur, c’est de le charger du ministère de la réconciliation. Paul en exprime à plus d’un endroit sa vive reconnaissance. Et moi aussi, mes chers lecteurs, je sens la faveur que Dieu m’accorde, d’avoir à plaider auprès de vous la même cause que Paul soutenait avec tant de chaleur. En vous expliquant, selon la mesure des lumières que Dieu m’a départies, les paroles que le Saint-Esprit lui dicta, je deviens, si j’ose le dire, son collaborateur. O vous donc, avec qui je m’entretiens depuis si longtemps des merveilles de la miséricorde du Seigneur! « prenez garde que vous n’ayez reçu en vain cette grâce de Dieu. » Vous êtes encore dans un jour de salut, puisque vous avez les Ecritures entre vos mains. Profitez de ce que Dieu vous parle, et ne laissez pas échapper l’occasion qu’il vous offre!
4048. (3-10.) Afin de rendre son ministère irréprochable, Paul avait eu soin d'éviter, non ce qui pouvait déplaire (Gal. 4 : 10), mais ce qui pouvait offenser etdevenir pour d’autres une occasion de chute. Il ne suffit pas cependant qu’un ministre de Jésus-Christ soit à l’abri du blâme, il faut que son ministère se recommande au respect et à la confiance. C’est ce qu’il obtient surtout par la persévérance dans la bonne voie, quels que soient les accidents du terrain et les difficultés de la route. Rien de plus varié que les péripéties de Ja carrière d’un serviteur de Dieu tel que Paul; mais au milieu de cela, vous le voyez toujours le même homme : pur, intelligent, patient, bon, rempli par le Saint-Esprit d’un amour sans hypocrisie, tout entier à la prédication de la vérité, remportant d’éclatantes victoires par la puissance de Dieu, guerrier muni, pour l’offensive et pour la défensive, des armes que donne la justice de Christ. Cependant, par l’opposition naturelle du cœur humain contre l’Evangile et contre ceux qui le prêchent, par lignorance où est le monde de ce qui constitue l’homme spirituel, par la constante lutte qui existe dans le cœur même du fidèle entre les choses extérieures et son âme, rien de plus paradoxal et de plus contradictoire que la manière dont on l’envisage, et même que ses propres impressions. Tour à tour honoré et méprisé, loué et censuré, il se voit traité de séducteur par des gens qui d’ailleurs se confient