PAUL À TYR
(Actes 20 : 36-38. 21 : 1-C.) somimer avec Joie ma course et le ministère que j'ai reçu du Seigneur. » Quel bel exemple de dévouement et de renoncement à soimême !
4078. (36-38.) Si le discours de Paul est touchant, la scène qui le suivit ne l’est pas moins. Voyez ce vénérable serviteur de Dieu qui ploie les genoux pour offrir, avec ses frères, de ferventes supplications au Seigneur. Des larmes s’échappent de tous les yeux, on l’embrasse avec tendresse, et ce qui causait tant d’affliction , c’est que Paul leur avait dit qu’ils ne reverraient plus son visage. L’affection chrétienne a donc aussi ses douleurs ! Avant la grande séparation qui doit durer jusqu’à la réunion générale auprès du Seigneur, il y a de fréquentes et douloureuses séparations ici-bas. Encore sont-elles bien adoucies lorsque la prière y préside. On se quitte, mais on demeure uni par la foi, l'espérance et l’amour. Ces liens immuables existaient entre Paul et ses chers Ephésiens. Quand ceux-ci virent cingler le navire qui emportait l’envoyé de Jésus, leur cœur pouvait soupirer FO Res mais ce n'était pas avec déchirement.
4079. (24 : 1-6.) Ge ne fut pas sans peine toutefois que Paul et les siens s’arrachèrent des bras de leurs amis pour continuer leur voyage... Longeant les îles de Cos et de Rhodes, ils abordèrent à Patara , ville à l'extrémité méridionale de la Lycie. Ici, ils montèrent sur un vaisseau marchand qui passait en Phénicie, et, laissant à leur gauche Pile de Chypre, cette île où Paul avait commencé avec Barnabas ses travaux missionnaires, ils abordèrent à Tyr. Bien que Tyr existât encore et qu’elle fit toujours quelque commerce, ce n’était plus l’orgueilleuse Tyr des prophètes; mais il s’y trouvait ce qui vaut mieux que l’or et la pourpre. La bonne nouvelle du salut y était parvenue, et Paul put y jouir pendant une semaine de la société de ses frères. Ceux-ci, avertis sans doute par Paul lui-même des maux qui lPattendaient à Jérusalem , le suppliaient de ne pas y monter; ils le lui demandaient au nom du Seigneur et dans la charité que donne lEsprit-Saint ; peutêtre présentaient-ils aussi leurs instances comme la voix même de cet Esprit. Mais Paul, muni de directions particulières et plus certaines , savait que là où le Seigneur commande, le cœur ne doit être écouté que dans le sens de l’obéissance. Le terme de son séjour à Tyr étant donc arrivé, tous les frères, avec les femmes et les enfants, l’accompagnèrent au bord de la mer, et, à genoux sur le rivage, ils se séparèrent, comme à Milet, après avoir prié les uns pour les autres. Puis, s'étant encore réciproquement salués ou recommandés à Dieu,