‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 75 sur 286 · QE · texte numérisé non relu

QE

PAUL A CÉSARÉE. 1 (Actes 21: 7-10; 11-14.) Paul et ses compagnons de route montèrent sur le vaisseau qui devait l’éloigner pour toujours de ces contrées.

4080. (7-10.) Après avoir abordé à Ptolémaïs et consacré un jour aux frères de la localité, les voyageurs arrivèrent enfin à Césarée, le terme de leur voyage par mer. C'était là que dix-huit ou vingt ans plus tôt, Pierre avait baptisé Corneille, et, qu'auparavant encore, Phiippe, l’un des sept, avait prêché l’Evangile pour la première fois. Corneille n’y était plus sans doute, mais oui bien Philippe. Le premier devait avoir changé de station avec sa troupe; il se peut même que le Seigneur l'eût retiré des combats de ce monde. Quant à Philippe, c'était là qu’il exerçait ses fonctions de prédicateur de la bonne nouvelle, ou d’évangéliste. Il avait quatre filles encore jeunes qui prophétisaient, expression dont Le sens nous est maintenant connu [3999 et suiv.]. Paul [ui-même avait été jadis à Césarée, et l’on comprend d’ailleurs qu'avant de monter à Jérusalem, il se soit procuré la douceur de passer le plus de temps possible dans une ville où l'Esprit du Seigneur agissait avec tant d’évidence.

4081. (11-14.) Pendant qu'il était là, un prophète nommé Agabus, le même, pense-t-on, qui avait prophétisé jadis la famine (Actes 11 : 28), descendit des montagnes de Juda, et, joignant à son discours un acte symbolique qui rappelle les anciens prophètes [180927, il annonça que les Juifs lieraient Paul et le livreraient aux païens pour le faire mourir. «Quand nous eùmes entendu cela, dit Luc, nous l’exhortâmes, nous et ceux du lieu, à ne pas monter à Jérusalem. » On s'étonne que des amis de Paul, des hommes qui partageaient sa foi et s’associaient d’ailleurs si bien à son dévouement, aient pu s’opposer de la sorte à la volonté de Dieu. Mais, quoique la prophétie signifiât tout à la fois, et que Paul irait à Jérusalem et qu’il y serait mis dans les chaînes, l'affection que Luc et tous les frères portaient à Paul, la leur fit entendre comme si le Saint-Esprit avait dit que, dans le cas où Paul persisterait à gagner Jérusalem, il n’y trouverait que des malheurs. Il n’est pas rare en effet de se méprendre sur le vrai sens de Ecriture, parce qu’on écoute ses affections naturelles, au lieu de les soumettre, comme tout le reste, à la Parole de Dieu (1 Tim. 5 : 21). Ici toutefois, il y avait plus qu’une affection naturelle : il y avait l’amour chrétien , il y avait le sentiment de l’immense perte que ferait l'Eglise en perdant Paul ; de sorte que les larmes de ses frères étaient, par un côté, fort légitimes. Cependant elles ne laissaient pas de peiner celui qui en était l’objet. Décidé à remplir son devoir jusqu’à donner

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