L’ÉPÎTRE AUX ROMAINS
la date la plus réellement probable, et comme je l'ai dit, Paul serait parti de Philippes le 5 avril. Quatre années à peu près s'étaient écoulées depuis qu’il avait visité Jérusalem pour la dernière fois et que, vers l’automne , il avait entrepris sa troisième tournée missionnaire, j'entends de celles que le livre des Actes mentionne [3880]; et il pouvait y avoir vingt-deux ans, vingt au moins, que le Seigneur l'avait pris à son service. Paul n’était plus jeune, et il devait se sentir encore plus vieux de fatigues et d’infirmités que d’années. Nous allons le suivre dans les nouvelles épreuves auxquelles il plut à Dieu de soumettre sa vieillesse et admirer les grandes œuvres qu’il lui réservait encore, tout en le plaçant en des circonstances bien nouvelles pour lui. Get homme si actif va se voir retenu par une longue captivité, sans que ses chaînes puissent lier toutefois le témoignage qu'il rendait à son Sauveur : il n'ira plus de lieu en lieu poussé par l'Esprit-Saint, et nous ne l’en verrons pas moins édifiant l'Eglise et le monde par ce même Esprit. Mais nous avons à étudier auparavant une épître qu’il écrivit peu de jours avant de quitter l’Europe pour retourner en Asie : c’est l’épitre aux Romains.