‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 8 sur 286 · LA PROCHAINE VENUE DE JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

LA PROCHAINE VENUE DE JÉSUS-CHRIST

(E 'hessaloniciens 5 : 3-5.)

Thessaloniciens comme une pensée très consolante. Non-seulement, leur dit-il, le Seigneur viendra pour vos frères qui dorment aussi bien que pour vous; mais encore, s’il arrivait aujourd’hui même, il viendrait moins vite pour vous que pour eux : il n’y a donc pas à déplorer leur sort, comme le feraient des hommes qui n’ont point d'espérance.

3841. Quant à l’époque du réveil de ceux qui dorment en Jésus, les Thessaloniciens n’avaient pas besoin que Paul leur répétât ce qu’ils savaient très bien, savoir que ce jour doit venir subitement, comme un voleur qui pénètre dans une maison sans se faire annoncer. Le temps précis nous en demeure donc voilé; raison pour l’attendre à toute heure, car le moment de notre départ de ce monde et celui de notre rencontre avec le Seigneur sont un seul et même instant; la période qui les séparera devant se passer, pour nous, plus rapide que léclair. Par la manière dont les Ecritures nous parlent de « l’heure » où le Seigneur viendra, on ne peut douter qu’il ne soit dans les intentions de Dieu que nous vivions avec la pensée habituelle de la proximité de ce grand événement. Si elle n’en donne pas la date, ce n’est pas pour que nous disions : Le jour est inceftain, donc il ne viendra pas’ mais plutôt : Le jour est incertain, donc il peut arriver d’un instant à l’autre. Voilà pourquoi le Saint-Esprit a voulu que Paul, s’identifiant avec ceux qui seront encore sur la terre lors de la venue du Christ, s’exprimât en des termes qui semblaient dire que son arrivée aurait lieu du vivant même de l’Apôtre. Nous verrons que les Thessaloniciens s’y trompèrent ; mais les explications que l’Apôtre dut leur donner ne laissent aucun doute sur ce qui fut sa vraie pensée. Il avait dit : « Nous qui vivrons et qui resterons sur Ja terre,» comme Esaïe disait : « Nous avons caché notre visage arrière de lui» (Es. 53 : 3), bien qu’il ne dût pas vivre à l’époque de la première venue du Christ, et encore moins se trouver au nombre de ses adversaires. Mais encore, Paul ne dit pas : « Nous qui vivrons, etc. ;» il y a littéralement, et par deux fois : « Nous [je veux dire], les vivants restés, etc., nous ne devancerons pas...» Toutefois, cela même nous crie avec force que nous devons vivre comme si le Seigneur allait paraître aujourd’hui sur les nuées des cieux, seul moyen de n’être pas surpris par ce jour solennel.

3842. (3-5.) C’est ce que montre bien le développement que PApôtre donne à son idée. Le jour du Seigneur sera terrible pour ceux qui, vivant loin de lui, se tranquillisent néanmoins comme s’ils ne devaient jamais mourir, ou comme s'ils n’avaient rien à redouter du

Page 1