LA RÉCONCILIATION
(Romains & : 3,4; 5-8.) par la foi, au moyen de raisonnements déduits de l’expérience et de l’Ecriture, et il a déjà tiré quelques conséquences de cette doctrine. Maintenant il va nous en montrer les fruits; ou, pour mieux dire, le fruit, car tout est renfermé dans ce seul mot : « LA PAIX. » « Dieu, disait Paul aux Corinthiens, Dieu nous a réconciliés avec lui-méme par Jésus-Christ, et il nous a confié le ministère de la réconciliation ; car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec soi, étil a mis en nous la parole de la réconciliation. C’est pourquoi nous vous supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu » (2 Cor. 5 : 18-91). Cela veut dire que, s’il y a guerre de l’homme pécheur contre Dieu, il y a paix entre Dieu et le pécheur qui a cru, parce que sa foi lui est imputée à justice. Jésus-Christ est le médiateur de cette réconciliation; c’est par lui que ceux qui croient ont obtenu la grâce de devenir les amis de Dieu. Et quand, après avoir connu les affreuses misères de l’état de guerre, on a goûté les douceurs de la paix, on retient fermement cette grâce, gage de la gloire éternelle dont la vive espérance fait, dès ici-bas, la gloire des croyants.
AAAS. (38, 4.) « Et non-seulement cela, » dit l’Apôtre ! Y a-t-il donc quelque chose de plus? Oui; les afflictions et les peines de la vie, la haine des hommes et leurs mauvais traitements, qui sont pour le pécheur non converti, les coups redoutables du Dieu fort et puissant auquel il ose faire la guerre, sont pour le fidèle les gages de amour d’un Dieu réconcilié. La tribulation lui fait porter ses regards sur Celui qui a souffert pour nous et sur le jour prochain de sa venue; il attend en ce jour-là sa délivrance, et c’est avec patience qu'il Pattend ; puis, tandis que le mondain n’apprend souvent des afflictions que le dégoût de la vie, l’enfant de Dieu y fait « expérience » (vraie traduction), non pas seulement de sa misère et de sa fragilité, mais surtout de l’infinie bonté du Seigneur, de la fermeté de ses promesses, de l’excellence de sa grâce ; et ces nombreuses expériences affermissent en lui PR à de la gloire de Dieu.
4116. (5-8.) Or, cette espérance n’est pas illusoire, comme le sont la plupart des espérances de ce monde, comme l’est en particulier l’espérance de l’homme qui cherche sa justice ailleurs qu’en Jésus- Christ. La raison de la solidité des espérances du fidèle, c’est qu'il les fonde, tout entières, sur l'amour de Dieu envers nous, ft que, par le Saint-Esprit qui nous est donné, cet amour de Dieu s’infuse dans nos cœurs et s’y mêle avec la foi et l'espérance, VApôtre revenant
ainsi aux trois grands mots qui résument tout (4 Cor, 43 : 43). Qu'il |
Wa