LE VÉRITABLE ISRAEL
(Romains 9-11.)
au dernier jour et devant le tribunal suprême, il nous sera bien permis d’éprouver quelque émotion, car quelle journée sérieuse que celle-là! mais de l’appréhension ; mais des craintes; mais de la terreur! impossible. En effet, qui pourrait intenter accusation contre des élus de Dieu? Serait-ce Dieu lui-même, armé de sa loi sainte et redoutable? Mais c’est Dieu qui justifie ses élus, et comment se porterait-il accusateur de ceux qu’il à revêtus de sa justice? A supposer, par impossible, que Dieu, que sa loi, nous accusassent, qui est-ce qui condamnera? Celui qui siégera sur le tribunal suprême, c’est Christ, notre Jésus (Jean 5 : 22). Or, pourrait-il nous condamner, lui qui mourut à cause de nos offenses, qui est ressuscité à cause de notre justification, et qui même intercède pour nous? Et s’il s’agit de la lutte avec le présent siècle, n’avons-nous pas en perspective une victoire plus que certaine? Qu’y a-t-il donc de plus solidement assuré que le salut des fidèles? Qu’est-ce qui pourrait séparer de l’amour de Christ, ceux pour lesquels il s’est donné, afin d'effacer ce qui faisait séparation entre eux et l'Eternel? (Es. 59 : 2.) Rien, absolument rien de ce qu'on peut nommer sur la terre, dans le ciel et dans les enfers; rien n’est capable de priver les fidèles de l’amour de leur Dieu, parce qu’il est scellé en la croix de Jésus-Christ et qu’il y va de sa gloire même.
4139. Quelles magnifiques promesses, chers lecteurs, et qu'ils sont grands les priviléges de ceux qui croient en Jésus-Christ! Repassez dans votre cœur les quatre derniers chapitres que nous avons étudiés. S’ils ne vous disent rien, je vous plains de toute mon âme, car ce serait la preuve que vous n’avez pas une étincelle de vraie foi. Alors, je n’aurais qu'un mot à vous adresser, et je le ferais avec une grande affection : Convertissez-vous et croyez à l'Evangile; afin que, justifiés par la foi, vous connaissiez et vous goûtiez les glorieux et éternels priviléges des enfants de Dieu.
CCCVIH. — La doctrine du salut dans ses rapports avec le peuple juif.
41440. (9-11.) La troisième partie de l’épitre est contenue dans les {rois chapitres qui vont faire le sujet de cette Etude. Quoique l'Eglise de Rome se composât essentiellement de païens convertis et que, dans tous les cas, lApôtre eût surtout en vue cette classe de disciples, il ne lui était pas permis d’oublier les Juifs et la position en ap-