‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 92 sur 286 · LE VÉRITABLE ISRAEL · texte numérisé non relu

LE VÉRITABLE ISRAEL

parence si nouvelle que sa doctrine leur faisait. Des païens eux-mêmes pouvaient lui objecter que ses principes étaient en contradiction avec les priviléges de ses concitoyens, priviléges qui, d’après l'Ancien Testament, semblaient devoir être irrévocables. Cest à quoi l’Apôtre avait déjà répondu en passant (3 : 1-4), mais il va maintenant le faire plus à fond.

A141. (9 : 1-5.) D'abord, il proteste, dans les termes les plus énergiques, de sa profonde affection pour le peuple d'Israël, ce peuple dont il faisait lui-même partie. Il rappelle que tel fut jadis son zèle pour le judaïsme, qu’il se conduisit longtemps en homme qui, de gaieté de cœur, appellerait sur soi la malédiction; en sorte que, s’il prêchait maintenant une doctrine en apparence contraire au judaïsme, il fallait que le Saint-Esprit l’en eût bien profondément pénétré. Après cela, il énumère les immenses prérogatives de ses frères selon la chair. Issus de celui qui fut appelé Vainqueur de Dieu [481], adoptés par l'Eternel pour être son peuple, les Juifs ont eu la gloire de servir le vrai Dieu, de figurer dans tous ses testaments, de lui devoir leurs lois et les ordonnances de leur culte, d’être les objets directs ou indirects de toutes ses promesses, de compter parmi leurs ancêtres les vrais pères des fidèles; mais surtout, d’avoir donné naissance à Jésus- Christ, Israélite en tant qu'homme, et Dieu au-dessus de toutes choses, béni éternellement. Jamais aucune nation ne jouit de pareilles faveurs. Vous voyez que Paul est le premier à le reconnaître, selon la Parole de Dieu, et combien de soi-disant chrétiens qui l’oublient, dans le mépris qu'ils professent pour le peuple d’Israël.

4442. (6-13.) Mais peut-être que la Parole de Dieu «est tombée, » selon l'expression de l’Apôtre ; tout cela fut vrai, mais ne l’est plus ; les priviléges d’Israël étaient grands, ils lui ont été enlevés! Non, dit Paul ; en ce qui touche au salut éternel, ils demeurent ce qu’ils furent toujours. Dans aucun temps il n’a suffi d’appartenir extérieurement au peuple d'Israël pour être vraiment Israélite. Les pharisiens qui persécutèrent Jésus, n’étaient pas Israël au même titre que Nathanaël (Jean À : 48) ; ni Saül, fils de Kis, au même titre que David ; ni Coré et ses complices, au même titre que Caleb et Josué. Ainsi, pour être la postérité d'Abraham, tous ne sont pas ses enfants (Jean 8 : 39). C’est, ajoute l’Apôtre, ce que l'Eternel a voulu déclarer, en faisant d’Isaac, à l'exclusion d’Ismaël et des fils de Kétura, la tige de la famille privilégiée. Isaac fut le fils de la promesse. Qui ne croit pas à la promesse, ne fait pas partie du véritable Israël. Puis, Isaac lui-même eut

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