‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 94 sur 286 · LES DÉCRETS DE DIEU · texte numérisé non relu

LES DÉCRETS DE DIEU

(Fomains 9 : 30-33.) volontairement que l’homme s’assujettit au péché sous l'influence de Satan , et volontairement aussi qu'il s’adonne à la justice, par l’action de la grâce sur son cœur. Toujours est-il que, devant la majesté et la sainteté de Dieu , nous ne sommes que terre et boue; puis, il est certain que, dans tous les cas, Dieu demeure le souverain maître de ses œuvres , libre d’en faire ce qu’il lui plaît ; enfin, ce qui n’est pas moins incontestable, c’est qu’il use d’une étonnante palience envers les hommes mêmes que leurs péchés destinent à magnifier sa colère et sa puissance, tandis qu’il fera briller les richesses de son amour envers ceux que, dans sa grâce, il a préparés pour la gloire (22, 23) : les uns, vases de colère; les autres, vases de miséricorde. Voilà une première réponse, ou du moins de quoi nous fermer la bouche, pour peu que nous ayons le sentiment de notre néant devant Dieu.

4145. Une seconde réponse est tirée des faits ou de l’expérience (24-29). Je ne saurais admettre, dites-vous, que Dieu en agisse de la sorte ! Mais enfin, les choses sont-elles ainsi, ou non? Si elles sont ainsi, soyez sûr qu'elles ne sont pas indignes de Dieu, et qu’un jour vient où tout sera mis au clair, à la gloire éternelle de votre Créateur. Pour ce qui concerne en particulier la réjection des Juifs et le salut des païens, comme résultat d’une libre détermination de Dieu, il est incontestable que le fait a eu lieu. Le Seigneur s’est acquis un peuple nouveau, pris d’entre les Israélites et d’entre les Gentils, en rejetant le gros de la nation juive. Or, tout cela est tellement l’effet d’une volonté arrêtée de l'Eternel, qu’il l’avait annoncé plusieurs siècles d’avance, par la bouche de ses prophètes. C’est ainsi qu’Osée prophétisa la vocation des Gentils (Os. 2 : 23; 4 : 10), et Esaïe, le salut d’un petit nombre d’Israélites seulement (Es. 10 : 22, 93; 4 : 9). Le fait est tel, je le répète, et il n’y a pas moyen de disputer contre les faits : c’est la seconde réponse ; voici la troisième. :

4146. (30-33.) Quelle est, en définitive, la cause du salut des uns et de la réjection des autres? Cette cause est en eux-mêmes, tout autant qu’elle est en Dieu. Quant aux païens, égarés comme ils l’étaient, ils n’eurent pas de peine, quand PEvangile leur fut prêché, de comprendre qu’ils ne pouvaient trouver leur justice en eux-mêmes et qu'il leur fallait une justice venant de Dieu. Ils la cherchèrent donc en Jésus et, au moment où Paul écrivait, un grand nombre d’entre eux l'avaient trouvée. Les Juifs, au contraire, fiers de leurs priviléges et s’estimant justes par leurs œuvres, ne sentaient pas le besoin de la

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