LES PROFONDEURS DE DIEU
(Romains 11: 30-36.)
seront entrés dans la salle du festin (Matth. 22 : 10). C’est alors qué la plénitude des Juifs (remarquez le même mot aux versets 19 et 95) entrera à son tour, et que $a conversion sera pour le monde christianisé comme une vie d’entre les morts. Croire, après cela, que les Juifs seront remis en possession de Canaan sans s'être auparavant convertis, c’est ce qui me paraît contraire à la marche constante de l’Eternel envers son peuple [1192]; et même, penser qu’une fois rétablis dans la terre sainte et convertis, ils y reprendront leur antique position, religieusement distincte au milieu des autres peuples, c’est ce que je ne saurais Concilier avec ce qui est dit, qu’en Jésus-Christ il n°y a ni Juif, ni Grec (Gal. 3 : 28). Cette dernière considération fait douter à quelques-uns qu'Israël doive occuper de nouveau le pays de ses pères; mais pourquoi non, s’il est bien entendu d’ailleurs que ses institutions et son culte d’alors ne seront pas de nature à rompre l’unité du corps de Christ, corps dont Israël sera peut-être le membre le plus éminent?
41459, (30-36.) Quoi qu’il en soit de ces idées, que je ne donne pas à mes lecteurs sans quelque défiance, il demeure parfaitement certain que les nations, toutes rebelles, sont reçues les unes après les autres en la miséricorde de Dieu; il ne l’est pas moins que les Juifs obtiendront aussi miséricorde, malgré leur rébellion actuelle. De cette manière, tous les peuples de la terre auront été successivement en état de révolte contre Dieu, mais un jour vient où ils rentreront tous dans l’ordre, par un effet de la grâce de ce même Dieu. C’est après avoir exprimé cette grande et touchante prophétie, que, toujours sous l’inspiration divine, l’Apôtre cède à une de ces émotions qui lui sont si ordinaires et qui montrent combien son âme était pénétrée des vérités qu’il annonçait. Non, rien n’est profond ni abondant comme la sagessé et la science de Dieu ; rien n’est insondable comme > ses jugements, ni insérutable comme les moyens qu’il emploie pour arriver à ses fins. Personne ne fut avec lui quand il formait ses plans; personne ne peut se vanter de lui avoir été nécessaire pour les exécuter. De lui, par lui et pour lui sont toutes choses. Tout procède de lui, tout se fait par lui, tout s’accomplit pour lui. A lui donc soit la gloire éternellement. Amen! —Oh!mes chers lecteurs, n'hésitez pas À joindre votre amen à celui de Paul. Mais la vraie manière de le faire, é’est de reconnaître sincèrement que tout ce que vous possédez : corps, vie, âme, repentance, foi, sainteté, tout vous viént du Seignçur; que tout ce qu’il y a de bon en vous s’est fait par sa Parole et par son Esprit; c’est enfin dé vouloir rapporter à sa gloire votre
LA CONSÉCRATION A DIEU. 187 (Romains 12:71:02.) existence tout entière, dès ce monde et pendant l'éternité; ce qui suppose à coup sùr qu’on est réellement converti.
CCCIX. — Conséquences morales de la doctrine posée dans l'épitre.
4160. La quatrième partie de l’épitre est toute d’exhortations, et c’est ainsi que l’Apôtre complète l’exposition de la doctrine du salut. I! rappelle aux fidèles dé Rome les devoirs de ceux qui sont justifiés par la foi, devoirs qui résultent précisément de ce qu'ils ne sont plus sous la loi, mais sous la grâce. Il avait dit que les juslifiés «marchent, non selon la chair, mais selon PEsprit » (ch. 8 : 1); il va nous apprendre ce que c’est que marcher de cette manière.
MAGA. (142 : 1.) Le grand motif qui détermine la conduite d’un enfant de Dieu, c’est la considération de la miséricorde qui lui a été faite. L’amour infini que le Père nous a témoigné et la réconciliation qu'il a opérée par le sacrifice de son Fils sollicitent de notre part quelque chose d’analogue, et ce quelque chose le Saint-Esprit le produit en nous. Il ne saurait plus être question d’offrir à Dieu des victimes d’expiation à côté de la grande victime dont le sang coula en Gethsémané et sur le Calvaire; mais il y avait, sous l’ancienne loi, des sacrifices d’actions de grâces, types de la consécration de nos personnes à celui qui nous à tout pardonné. Il faut que, saints sacrificateurs, nous lui offrions nos corps, ét par là tout notre être, comme une victime « vivante » et non sanglante; « sainte, » d’une sainteté réelle et non conventionnelle ; « agréable à Dieu, » c’est-à-dire acceptée de lui, étant offerte par F foi. Voilà ce qui constitue essentiellement le Culte spirituel des rachetés, selon la Parole de bin et, Si VOUS ÿ. réfléchissez, rien n’est plus raisonnable. | st 4162. (2.) Cette entière consécration dé nos âmes et de nos corps à Celui qui les a rachetés ne peut se faire sans que nous. rompions avec. les principes, les maximes, les coutumes, le train de vie du présent siècle, généralement si contraires à la volonté de Dieu. Pour cela, il faut que nous soyons transformés par le renouvellement de notre entendement, ou régénérés; car, dans son état nalurel, notre âme est toute au présent siècle, et nous ne saurions én venir à aimer ce que nous haïssions, à haïr ce que nous aimions, sans que notre être soit complétement changé. Or, ce qui constitue essentiellement en nous l'être moral, c’est la volonté : uné volonté opposée à celle de Dieu, tant que nous ne sommes pas convertis. C’est donc seulement