‹ Études éparses et inédites de Benjamin Sulte [microforme]Chapitre 16 sur 37 · Georges Regnard Duplessis · texte numérisé non relu

Georges Regnard Duplessis

MOULIN BANAL A —————————

moulins pour donner satisfaction à tout le monde, et le Conseil Souverain ordonna à Charest, en 1:06, de fermer son moulin (6). Ceci montre bien que le droit du seigneur lui revenait toujours lorsqu'il voulait s'en prévaloir en fournissant le moulin, alors même qu’uu censitaire plus entreprenant que lui l'aurait devancé,

Madame veuve Gauthier de Värennes avait un moulin au Cap de Varennes où les habitants de la seigneurie du Tremblay étaient obligés de porter leurs grains à moudre, distance de près de trois lieues, En 1307, on leur permet de s’adresser au moulin le plus proche d'eux, mais à la charge de payer à madame de Varennes un minot de blé par chaque deux arpents de front. Ce jugement est contraire à l'interprétation que les intendants donnaient aux droits du sei- &ueur. Madame de Varennes ne tenait pas feu et lieu sur le fief du Tremblay, elle n’avait pas de moulin, par conséquent son droit ne pouvait exister quand à la mouture.

L'intendant Jacques Raudot. en 1707, enjoignit aux eurés et à tous les habitants de la seigneurie de Sainte-Anne de la Pérade de porter leur blé au moulin du seigneur de ce lieu. sous peine de confiscation et amende. Le moulin de cette seigneurie a été la cause de maintes chicanes par la suite (?).

6. En 1746, Etienne Charest, fils d'Etienne, troisième geigneur de l'arrière-fief de Lauzon, est condamné à faire construire un moulin à farine sur la rivière hemin, village de Sainte-Geneviève; (Charest devait faire bâtir ce moulin deux ans auparavant, mais il en avait été empêché par le sieur Charly, marchand de Montréal, et tuteur des enfants de Thérèse Charest, ce qui lui causait beaucoup d'ennuis. Charly est aussi condamné par le même jugement à fournir sa part au prorata pour la construction du moulin, dans un délai d’un mois, sinon il perdra tous droits de banalité.

7. La même année, l’intendant Raudot permet aux habitants de la seigneurie des Mille-Isles (Terrebonne) de construire un moulin, ce qui les décharge à perpétuité de tous droits banaux,

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En 1715, Je Conseil Souverain renouvelle les ordonnances mentionnées ci-dessus, relativement aux poids et mesures, à l’inspection par les juges locaux et au quatorzième comme droit de mouturage. Défense est faite aux meuniers, sous peine d’amende arbitraire, même de punition corporelle, de mouler les grains Pour rendre la farine plus pesante,

Madame Desjordis de Cabanac, seignéures:e de Champlain, portait plainte, en 1716, contre certains habitants qui faisaient moudre leurs grains ailleurs que chez elle, Le jugement ordonna que le droit de mouture appartenait À cette dame,

Même année 1716, les habitants de ln seigneurie de Maure reçoivent injonction de Ja part de l’intendant d'avoir à faire moudre leurs grains au moulin de Jeur seigneur,

Au recensement de 1721, il ya Jans Ja colonie quatrevingt-dix moulins à farine et trente moulins à scie (8). La population est de vingt-quatre mille neuf cent cinquante-une âme,

Gill: Masson avait donné à Joseph Moreau une terre de six arpents de front dans la seigneurie de Saint-Pierre-les. Becquets et Moreau étant décédé, lacquéreur fut messire Gervais Lefebvre, curé de Batiscan, qui commença à abattre du bois, mais il en fut empêché par le seigneur Louis Levrard ne me,

Jean Dupré était le seigneur de cette seigneurie, Ne voulant Pas construire de moulin, il en perdit toute prétention. le Conseil sunérieur da Ouébec ordonne à ise Jucherean de la Forêt de fermer son moulin parce que Guillaume Gaillard avait alors droit de Eanalité dans le comté de Saint-Laurent.

8. Ce n'était pas tout le monde oui Pouvait avoir une scie. rie! Les seigneurs étaient trop Pauvres pour s'en occuper, Cenx qui en avaient faisaient quasi oeuvre nationale en procurant aux habitants des planches pour la construction des maisons et des bâtiments,

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qui eraignait de voir assécher les sources du ruisseau sur le quel son moulin était bâti depuis 1718. Un arrangement eut lieu en 1721 avec l’approbation de l’intendant, par lequel on accordait une autre terre à M. Lefebvre qui remettait la sienne à M. Levrard.

François Duclos dit Carignan et Jacques Ma obtenu chacun une terre de Gilles Masson et ils en payaient

sicot avulent

la rente à la veuve de celui-ci lorsque Levrard construisit sot moulin sur leurs terres, et les évinça parce qu'ils ne tenaient

pas feu et lieu. L’intendant Michel Begon décida, en 1425 que Levrard leur donnerait l'autres terres et les obligerait à y demeurer,

M. Tarieu de Lanaudière, seigneur de Sainte-Anne cle la Pérade, se piaignait. en 1328, de ce que, en dépit des ordon-

ent moudre leur

nances, les habitants de sa seigneurie fai grains ailleurs que chez lui, ce pourquoi il avait fait opérer une saisie entre les mains de Pierre Brisson, meunier du sieur Levrard, de la seigneurie de Saint-Pierre-les-Becqnets, ct demandait que l'on fit comparaître tous les habitants inenlpés dans les faits dont il se plaignait. Là-dessus, huit habitants

déclarent que le moulin de Sainte-Anne de la Pérade est déla

rest un fripon; qu'il n'y a pas de peste:

bré; que son meuni que le moulin ne marche que pour &« rtains intére

; et qu'il

n’est pas suffisant pour satisfaire aux besoins de la rie. J/intendant Claude-Thomas Dupuy décide que la aura son effet et que le curé et les censitaires de Sainte-Anne de la Pérade feront moudre leurs grains au moulin de M. &

LsIc

Lanaudière, sauf à porter plainte régulièrement, s'ils n'ont pas justice de ce côté.

La même année, Jacques Rolet, Jacques Renault, Jean- Baptiste Jobin, Alexis Sauvageot, Francois Brunet, Nicolas Rivard, et autres, habitants des Grondines, disent que le mou-

Arai EP Xl

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lin à vent du scigneur Hamelin (9) “ne fait qu'écarteler le

blé, tant parce qu'il est absolument le sieur Hamelin qui le fait tourner tier.” L'intendant nomme deux e lin (10).

L'intendant Hocquart, en 1730 Sorel de porter leur blé moudre dame de Ramezay, à peine

gâté que parce que c'est » ce qui n’est pas son méxperts pour visiter le mou-

, défend aux habitants de tilleurs qu'au moulin de made dix franes d'amende applicables à la fabrique de la paroisse, mais leur permet, si le moulin chôme durant quarar

ite-huit heure: après l'arrivée des de les porter où ils voudront.

En 1232, le roi fait un ri

grains,

sement pour les farines qui sont envuyces du Canada à l'île Royale (Can

Breton) et aux

Îles françaises de l'Amérique, afin de remédier aux abus qu existent dans ce commerce, Il envoie « x cribles cylindriques au moyen desquels le blé sera épuré de la l

pou-aitre et des

Mauvaise graines (11), MM.

le

irnois et [ocquart placent ces cribles au Saut-i-la-Puce, au P Üt-Pr Pointe-Lévis, Saint-Nicolas et la Sainte Famille, tion aux propriétaires des moulins vir sous peine d'amende, P du coût de ces appareils et de: f attribue six deniers par cha que

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