‹ Études éparses et inédites de Benjamin Sulte [microforme]Chapitre 4 sur 37 · Voir Mélanges historiques, volume 1, pages · texte numérisé non relu

Voir Mélanges historiques, volume 1, pages

2. Abbé Ferland, Cours d'histoire du Canada, volume FA P. 251.

3. Documents sur la Nouvelle-France, volume 1, P. 104; Relations des Jésuites, 1632, p. 8,

Six Iroquois pris en guerre par les Montagnais venaient d’être mis à mort au milieu de tourments horribles, sous les yeux du pasteur protestant qui ne pouvait s'y opposer avec aucune chance de réus Le ministre était luthérien, tandis que les Kertk étaient calvinistes, aussi ne sympathisaientils que peu ou point les uns avec les autres, et quand ceux-ci partirent, ce ministre resta avec les Français. Il confirma le rapoort des Sauvages, à savoir que les Kertk avaient vendu de la boisson à tous ceux qui leur apportaient des pelleteries et il s’en suivait des scènes affreuses (4).

A l’arrivée d’un navire de traite, Duplessis reçut des grains de semence (5), ce qui nous fait croire que l’on avait enfin compris l’absurdité de vouloir nourrir les hivernants avec des subsistances provenant du royaume. Le navire de Caën qui apportait (juillet) ces grains amenait les Pères Anne de Noue et Paul Le Jeune.

La nouvelle que les Français revenaient en ce moment était déjà répandue dans le Haut-Canada. Depuis 1629, les Hurons n’avaient eu aucune communication avec Québec à cause de leur antipathie pour les Anglais. Cinquante canots de ces Sauvages descendirent rencontrer leurs anciens amis et admirer les “grands canots” à voile arrêtés sur leurs ancres dans la rade de Québec. Il y eut des pourpar rs au sujet de la longueur du voyage, car les Hurons désiraient pouvoir s’arrêter à Montréal ou aux Trois-Rivières.

De Caën et Duplessis passèrent l’hiver à Québec (6).

4, Documents sur la Nouvelle-France, volume p. 105; Relations des Jésuites, 1632, p. 9. Disons aussi que les Kertk avaient tenu le pauvre ministre en prison durant six mois, ce qui explique le refus de ce dernier à repasser en France avec ses pourreaux.

Page 1