‹ Etudes épigraphiques sur l'architecture grecqueChapitre 66 sur 147 · ANALYSE DU TEXTE ἘΠῚ DISCUSSION DU VMNMOCABULAIRE TECHNIQUE · texte numérisé non relu

ANALYSE DU TEXTE ἘΠῚ DISCUSSION DU VMNMOCABULAIRE TECHNIQUE

Une partie importante de cette inscription a trait à la charpente d’un comble dont les bois sont peints à l’encaustique (fr. 1, 1* col., 1. 22) et décorés de moulures (fr. 1, 2° col., 1. 11) : c’est une charpente entièrement apparente, et qui couvre une portion de l'édifice bien distincte de celle à laquelle s’applique (V et VI) la description du plafond.

Ainsi, des deux sanctuaires de l’Erechtheion l’un possédait à la fois un plafond et un comble, l’autre n’avait qu'un comble. Le plafond, on le sait (IV, 44), abritait la Statue sacrée : il couvrait donc la

cella À consacrée à Minerve; le comble apparent correspondait à la cella E.

— Entrons dans quelques détails sur le vocabulaire technique que nous avons admis; et, en premier lieu, arrêtons-nous à l'expression même qui désigne le comble unique et apparent de la cella E : ce comble porte le nom «ὀροφή.

Dans la deseription de la cella de Minerve, lorsqu'il fallait distinguer l'un de l’autre le plafond horizontal et le comble qui le surmonte, le texte marquait la distinction par un choix évidemment systématique entre les mots ὀροφή et ἐποροφία. Ici la distinction n’a nulle raison de subsister, la forfure est unique et garde simplement le nom α΄ ὀροφή.

50 GC. 10 À. 1,934. ; Rangabé, Anf. hell., 56, 57; C. I. G., 160. Cette inscription se compose de trois fragments principaux dont chacun comprend deux colonnes. Nous avons rangé les débris de la 17° col. d’après l'ordre logique des idées; le rangement des débris de la 2° wavait dès lors plus rien d'indéterminé.

116 L'ERECHTHEION

Passons à la nomenclature des pièces de ]᾽ ὀροφή.

Nous trouvons :

1° Des maïtresses-pièces désignées sous le nom de σελίδες (fr. 1, 1" col., 1. 4; fr. 2, 2° col.) et dont une est spécialement qualifiée de σελὶς χαμπύλη.

2° Viennent ensuite des χαλύμματα en bois de sciage (fr. 1, 1“ col., 1. 35 ; fr. 2, 2° col.), formant des compartiments ou œls, ὀπαῖα, bordés de moulures décoratives (fr. 1., 2° col.) et ornés de fleurons (fr. 3, Ὁ. 01: 15 1

On sait, en outre (fr. 2, 2° col.), que la σελὶς καμπύλη est ajustée, emboitée dans les χαλύμματα.

Que peuvent être ces différentes pièces ?

— Le mot σελίς nous est déjà connu : -

Les σελίδες sont les poutres du comble, les « pannes » Q.

— Quant à la σελὶς χαμπύλη, 1] faut se garder de voir en elle une pièce courbe : le radical κάμπτειν, ainsi que le prouve le devis de l’Arsenal du Pirée, désigne aussi bien une brisure brusque qu'une courbure lente et continue : la καμπύλη σελίς n’est autre chose que la panne de faitage Ὁ, aussi appelée panne de brisis : la panne située à l'endroit où le profil de la toiture se brise pour suivre les deux contre-pentes nécessaires à l'écoulement des eaux.

Ces pannes supportent les pièces secondaires dont la préparation a été précédemment portée en compte, et dont la pose était sans doute mentionnée dans les passages effacés du texte :

Ce sont :

1° Les σφηχίσχοι ou chevrons R (1, 81);

2° Les ἱμάντες, ou entretoises 5, longues de sept palmes (IV, fr. 3, 11}

Ces chevrons et entretoises forment par leur croisement des compartiments à peu près carrés, des œuls (ὀπαῖα) dont le panneau de rem-

plissage est constitué par la volige elle-même et bordé (VI, fr. 2, 1. 12) d’une moulure.

— Telle est l’économie générale de la toiture ; les détails ressortiront de l'inscription même.

TRADUCTION 1°" fragment, 1"° col.

1 : Deux hommes recevant le. .................. À Sosias demeurant à Alopecée............... 1 drachme. À, SMONON LS EE RM EEE ne 1 ---

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