DATE DE L'INSCRIPTION
L'inscription, rédigée en langue grecque commune et non en dialecte béotien, parait appartenir à cette époque voisine de la con-
1 Coumanoudes : ᾿Αθήναιον, t. IV, p. 454 (Athènes 1876). — E. Fabricius : de Architec- {μα græca commentationes epigraphicæ (Berl. 1881).
2 Mémoire sur les entreprises de travaux publics chez les Grecs, par M. ἢ. Dareste (Annuaire de l'Association pour l’encouragement des études grecques en France, 1877, p. 107).
quête romaine, où la langue grecque tend à s’uniformiser. Les observations suivantes, dues à M. Fabricius, permettent de préciser davantage : τ᾽
La Béotie était une contrée pauvre, et l’on sait par Pausanias que le temple de Livadie était un édifice colossal; sa grandeur, ajoute Pausanias, et les événements d’une guerre forcèrent de le laisser inachevé. Ces indications concordent avec l'hypothèse d’un temple (τὶ à la munificence de quelque prince étranger. Or, Tite-Live rapporte qu'Antiochus Épiphane combla de ses largesses la Béotie, et que la courte durée de son règne l’empêcha de terminer ses entreprises. M. Fabricius pense que les travaux du temple de Livadie doivent dater de ce règne, et l’époque de l’inseription se trouverait ainsi comprise entre l’an 174 et l’an 164 avant notre ère.