‹ Etudes esthetiquesChapitre 43 sur 174 · Du vrai, du beau et du bien, Vile leçon · texte numérisé non relu

Du vrai, du beau et du bien, Vile leçon

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toutes les formes possibles y est également. La question est de savoir s'il y a un idéal déterminé^ nous ne dirons pas de l'homme par excellence, car il est dans les diverses sortes d'hommes des qualités contradictoires, mais de tel genre d'homme particulier. Eh bien, nous ne le pensons pas. Tout être fini est imparfait et perfectible par nature, et il en est ainsi de son idée aussi bien que de son être phénoménal. Mais il n'en résulte point que l'artiste fasse œuvre vaine, en poursuivant l'idéal. M. Ricardou, dans la thèse qu'il lui a consacrée, le définit : la conception progressive, sous une forme déterminée, du mieux possible \ Nous supprimerions ce dernier mot qui semble attribuer une signification superlative à ce mieux qui, pour nous, est essentiellement comparatif. Dans la voie où il s'est engagé, l'artiste cherche le mieux, c'est-à-dire qu'il cherche à améliorer sans cesse les images qu'il s'efïbrce à reproduire ou à exprimer par les procédés dont il dispose; mais qu'il le sache bien, l'idéal qu'il poursuit et doit poursuivre n'existe pas plus que l'archétype du plus parfait des mondes possibles.

De ces questions d'ordre métaphysique, auxquelles nous a conduit la question de l'idéalisation, il nous faut revenir à des questions plus modestes, mais plus précises, et nous allons examiner à quelles lois sont soumises les combinaisons esthétiques des excitations sensorielles : nous verrons ainsi apparaître des lois mathématiques qui s'imposent dans la transformation artistique de la nature.

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