‹ Etudes et appreciations. -- (volume 4)Chapitre 108 sur 173 · Revue canadienne, déc · texte numérisé non relu

Revue canadienne, déc

comme une ombre sinistre, sur l’horizon international. D’irréfutables raisons démontrent la nécessité, pour le chef de la religion catholique, d’être libre, d’enseigner et de gouverner librement, et elles démontrent en même temps l’opportunité du moyen voulu de Dieu, pendant des siècles, pour garantir et maintenir cette liberté h La Providence a permis que ce moyen séculaire, fait d’une souveraineté temporelle restreinte et des franchises qui y étaient attachées, échappât des mains du Pontife romain. Le droit territorial du Pape subsiste. En fait, le Pape subit la loi du plus fort et le régime du vainqueur. C’est une situation injuste, anormale, contraire aux principes si hautement proclamés depuis quatre ans, dommageable aux intérêts les plus sacrés. L’heure n’est-elle pas venue de rendre au Chef de l’Eglise, par un geste généreux, son indépendance, et d’asseoir cette réintégration sur une base acceptée de tous les Etats, et qui en assure, pour l’avenir, l’inviolabilité ? C’est ce que pensent, croyonsnous, les catholiques du monde entier, et c’est le vœu que vient d’exprimer l’important journal catholique anglais, le Tablet1 2, dans un article très

1. Cf. Droit public de l’Eglise. L’ organisation religieuse et le Pouvoir civil, p. i, ch. v.

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