‹ Etudes et appreciations. -- (volume 4)Chapitre 29 sur 173 · Encycl. Mirari vos · texte numérisé non relu

Encycl. Mirari vos

révolution, et le libéralisme révolutionnaire, que Pie IX, qui en fut la victime innocente. Citons ces paroles si fortes et si justes, et qui restent d’une si poignante actualité :

Là où la religion est bannie de la société civile, et où la doctrine et l’autorité de la révélation divine sont rejetées, la vraie notion même de la justice et du droit humain s’obscurcit et se perd, et la force matérielle prend la place du droit le mieux établi. De là vient que certains hommes, ne tenant aucun compte des principes les plus certains de la saine raison, osent proclamer que la volonté du peuple manifestée par ce qu’ils appellent l’opinion publique, ou d’une autre manière, constitue la loi suprême, indépendante de tout droit divin et humain, et que dans l’ordre politique, les faits accomplis, par cela même qu’ils sont accomplis, ont force de droit1.

Léon XIII, allant à la racine de toute révolution, s’est exprimé lui aussi avec une grande clarté :

En faisant dépendre, dit-il, la puissance publique de la volonté du peuple, on commet d’abord une erreur de principe. En outre, on ne donne à l’autorité qu’un fondement fragile et instable. De telles opinions sont comme un stimulant perpétuel aux passions populaires, qu’on verra croître chaque jour en audace, et préparer la ruine publique en favorisant des conspirations secrètes ou d’ouvertes séditions2.

Enfin, Pie X, dans sa condamnation du Sillon, dissipe toute équivoque.

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