Eccli., xxvii
PHILOSOPHIE ET RELIGION
leur devoirs, à mieux penser, à mieux prier, à mieux agir, et qui constitue par là l’un des plus puissants ressorts de l’activité religieuse et sociale. Les cercles variés de la jeunesse catholique offrent à tous leurs membres ce très précieux avantage d’être autant de foyers où s’opèrent des rencontres de choix, et où se nouent, dans un commerce confiant et plein de charmes, les liaisons les plus honnêtes et les relations les plus propres à décupler les forces individuelles : liaisons et relations que Dieu cimente par sa grâce, et qui tirent de cette influence les plus solides garanties de durée.
Ces rapports amicaux, si bien faits pour affermir les cœurs dans la vertu, n’ont pas une moindre action sur la marche des études et le développement des esprits.
Vous vous êtes associés, Messieurs, et vous travaillez de concert pour mieux atteindre la vérité. C’est une tâche et un objectif dont on ne peut trop vous féliciter, mais qui requièrent, avec le secours d’en haut, une juste liberté de l’esprit. Monsieur Ollé-Laprune, dans une belle page que je me permettrai de vous citer, définit cette disposition nécessaire à la conquête du vrai : “La liberté de l’esprit, dit-il1 après avoir parlé de l’esclavage