Cf. Taparelli, ouv. cit., n
blés1. La vie nationale, ses droits, sa conservation, ses énergies physiques et son progrès moral, sa force d’expansion et ses formes de rayonnement, voilà quel doit être le premier et le plus vif souci des hommes qui exercent le pouvoir.
C’est bien cette pensée qu’exprime le Père Taparelli, lorsqu’il se demande “ quel doit être le fondement des délibérations sociales, quand une société a des rapports avec une autre ”, et qu’il répond :
Cette société doit examiner si ces relations perfectionnent sa propre existence politique et la mettent à même de mieux procurer le bien de ses membres, ce qui est pour elle un devoir social2 3.
Au cours d’un article sur la civilisation véritable liée à la vraie religion, la Civïltà catiolica? rappelle cette remarque de saint Augustin4, que Rome ne put imposer son joug et sa langue aux autres nations qu’à la suite de guerres longues et cruelles, et que l’empire romain, par son étendue même, donna naissance à des guerres civiles et
1. Cf. Castelein, Droit naturel, pp. 929-30. — Parlant des grands empires et des relations historiques de l’Empire avec l’Eglise, M. E.-M. de Vogüé a écrit, non sans justesse : “Le César traditionnel n’a plus de sens quand on l’isole de Pierre ” ( Regards hist. et lût., p. 180).