‹ Etudes et appreciations. -- (volume 5)Chapitre 47 sur 137 · Semaine religieuse de Québec, 29 oct · texte numérisé non relu

Semaine religieuse de Québec, 29 oct

MELANGES CANADIENS

des fils de l’Acadie, nous semble désormais assuré.

L’école primaire fréquentée par les enfants acadiens n’offre pas, sans doute, au point de vue français, surtout dans la Nouvelle-Ecosse1, tous les avantages désirables. Mais l’œuvre des couvents et des trois collèges classiques2 qui ont été érigés en Acadie sous l’impulsion de l’idée française, supplée dans une bonne mesure à ces insuffisances. De ces foyers d’étude et de ces sanctuaires de patriotisme sortent chaque année des jeunes gens fiers de leur langue, et cette fierté rayonne sur toutes les classes de la société acadienne. L’élan est donné. Quelques journaux acadiens propagent dans les familles le goût de la lecture française, et entretiennent chez leurs abonnés, avec le culte de la langue, celui des traditions.

Le mouvement intellectuel acadien s’est accentué considérablement depuis cinquante ans3. Les Acadiens comptent parmi les leurs plusieurs membres distingués des professions libérales, des théologiens gradués de Laval et de Rome, des

1 . Premier Congrès de la Langue française au Canada. Mémoires, pp. 248-251. La situation est meilleure dans l’Ile du Prince- Edouard et au Nouveau-Brunswick.

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