A TRAVERS RES MÉMOIRES D’UN FILS DU SOL
n a souvent dit de quelles sympathies ar-
v J dentes le clergé, en notre pays, n’a cessé d’entourer la classe agricole, et avec quel intérêt soutenu et passionné les membres de ce clergé se sont associés aux efforts et aux soucis des travailleurs de la terre.
Notre histoire n’offre pas de pages plus belles, ni de plus véridiques et de plus touchantes, quo celles qui nous représentent cette collaboration et cette union. C’est un faisceau solide et comme un trophée glorieux où s’allient et se tiennent conjointes les deux plus grandes forces dont le monde puisse subir l’action, et les deux plus puissantes ouvrières par lesquelles s’édifie la fortune des peuples : la croix et la charrue.
De cette alliance entre l’oùvrier de la terre et l’homme de Dieu, de cette sympathie profonde entre le colon et le prêtre, surtout le prêtre canadien-français, deux causes spéciales peuvent être assignées.