‹ Etudes et appreciations. -- (volume 5)Chapitre 50 sur 137 · L’instruction sous le Régime français, II P., ch. ni · texte numérisé non relu

L’instruction sous le Régime français, II P., ch. ni

MELANGES CANADIENS

C’était la culture philosophique traditionnelle.

Cette discipline intellectuelle, et le corps de doctrines qu’on verra se transmettre et se perpétuer parmi nous avec des variations, des altérations même, et aussi des perfectionnements progressifs, faisaient partie de l’enseignement reçu des docteurs anciens. L’école philosophique chrétienne avait pris de bonne heure pour tâche, non de raser l’école païenne, mais de la restaurer.

Les premiers Pères et Docteurs de l’Eglise, écrit Léon XIII1, comprenant très bien que dans les desseins de la volonté divine, le Christ est le restaurateur même de la science humaine, puisqu’il est la force et la sagesse de Dieu (1 Cor., i, 24) et qu'en lui sont cachés tous les trésors de sagesse et de science (Coloss., n, 3), entreprirent de fouiller les livres des anciens philosophes, et de comparer leurs sentiments avec les doctrines révélées. Par un choix intelligent, ils adoptèrent ce qui leur parut chez eux conforme à la vérité et à la raison, et, quant au reste, ils rejetèrent ce qu’ils ne pouvaient corriger.

Les plus solides doctrines des Grecs furent spécialement mises à profit.

Ainsi se créa, se développa, et se consolida un système de philosophie basé sur la constitution intime et -véritable de l’homme, et sur les lois primordiales de son esprit. Ce système, malgré les progrès de la science et le travail pénétrant de la raison, s’est conservé à travers les âges dans

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