Acta et decr.^VI conc. prov. Queb., deev. VIII
MELANGES CANADIENS
Le premier concile plénier canadien, tenu à Québec en 1909, consacre à cette matière tout un chapitre rempli des conseils les plus sages et des exhortations les plus pressantes1. On demande que les jeunes gens, dans les classes supérieures conduites d’après toutes les lois de l’esprit philosophique le plus sûr, s’arment des principes et des raisonnements qui créent la robustesse féconde de la pensée et la puissance durable des convictions. Le Concile insiste, en particulier, sur la nécessité d’une philosophie sociale qui fasse la lumière sur les problèmes les plus urgents de l’heure actuelle.
Il nous est agréable d’ajouter que toutes nos maisons catholiques d’éducation semblent se donner la main pour mettre en pratique, de la façon la plus conforme aux besoins de leurs élèves, ces prescriptions si opportunes.
On fait, il est vrai, à notre enseignement de la philosophie deux reproches principaux, répétés avec instance, et qui atteignent la nature môme de la science scolastique : le premier, c’est de se baser à peu près exclusivement sur des à priori, et de négliger les modes et les progrès inductifs qui seuls peuvent nous ouvrir la connaissance du