‹ Etudes et appreciations. -- (volume 5)Chapitre 69 sur 137 · L. van Becelaere, ouv. cil., p · texte numérisé non relu

L. van Becelaere, ouv. cil., p

MELANGES CANADIENS

la théorie de la connaissance ” se trouve réproduite dans la revue universitaire de Kingston1. En d’autres numéros de cette même revue, de grands éloges sont adressés “ au professeur et au penseur ” qui, marchant sur les traces de Hégel, s’efforça à mettre en lumière “ la philosophie du développement2 L’on y montre l’opposition nécessaire et irréductible qui creuse entre cette doctrine et celle de nos philosophes un abîme infranchissable. De plus, le nom de Caird apparaît sur le programme de quelques-unes des universités de notre pays. On semble donc persuadé, en ces quartiers, que le système du philosophe allemand et de ses adeptes fait partie essentielle ou intégrante des éléments destinés à la formation de l’esprit.

L’évolution conçue par Hégel consiste dans un développement de l’idée, et présente, pour cela, un caractère idéaliste. L’évolution préconisée par Darwin, et qui explique le monde visible par l’ascension de la matière et la transformation graduelle des espèces, est naturaliste. Ces deux systèmes diffèrent grandement ; mais, malgré leurs dissimilitudes, ils offrent des points de contact. Et l’un de ces points, que nous tenons à signaler, c’est que dans les deux systèmes, la liberté fléchit sous le joug d’une loi de fer, et que

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