‹ Etudes et appreciations. -- (volume 5)Chapitre 77 sur 137 · Lefaivre, ibid., pp · texte numérisé non relu

Lefaivre, ibid., pp

d’historiens teutons eux-mêmes1, c’est en Allemagne que les assauts alors dirigés par le pouvoir laïque contre le pouvoir ecclésiastique offrirent le plus de gravité. Et la littérature allemande, au dire de critiques experts, n’est pas sans refléter cette violence du caractère national. Dans une étude récente, M. Etienne Lamy, avec cet esprit d’observation et cette puissance d’analyse qui le distinguent, établit un parallèle saisissant entre les poèmes teutons et les chansons de geste : , d’un côté, l’auteur prétend voir “ l’épopée de la force matérielle ”, de l’autre, il suit du regard “ l’épopée de la force morale2 ”.

Quoi qu’il en soit, nous trouvons, de ce système de la force substituée au droit, des traces visibles dans la pensée et dans l’attitude du fondateur de la religion réformée. Le déterminisme de Luther, basant le salut sur une foi aveugle et sans tenir compte des mérites de l’humaine liberté, n’est qu’une sorte de dynanisme transféré du domaine matériel dans le domaine moral, et qui justifie d’avance, par la seule invocation du nom de Dieu, les plus graves excès et les plus lourdes tyrannies3.

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