‹ Etudes et appreciations. -- (volume 5)Chapitre 88 sur 137 · L. Veuillot, t. iv, p · texte numérisé non relu

L. Veuillot, t. iv, p

MELANGES CANADIENS

queute de l’utilitarisme saxon et du dynamisme prussien.

Cette réfutation, d’ailleurs, n’est que l’écho des protestations très fermes et très variées qu’ont fait entendre tous les âges et tous les docteurs chrétiens. Et il est donc faux de prétendre, avec certains écrivains modernes1, que la notion du droit, dans son sens le plus vrai et dans son acception la plus généreuse, ne remonte guère plus haut que la philosophie encyclopédiste et la déclaration des droits de la Révolution. Ce qu’il faut admettre au contraire, et ce dont tous les bons Français rougissent, c’est que la Révolution a mis en œuvre toutes les ressources de la force menaçante et tous les mobiles de l’intérêt séducteur pour porter atteinte aux droits les mieux établis, et pour provoquer les abdications les plus honteuses. Ce que nous croyons devoir répéter après tous les historiens sérieux et impartiaux, c’est que la France, en cette crise sauvage, s’est démentie elle-même, et qu’elle a masqué d’un voile sanglant les plus beaux traits de son génie et les plus pures gloires de ses armes.

L’un de ses fils les plus distingués, que nous avons déjà cité, lui rendait naguère cet hommage2 : “ La tradition, l’honneur, le génie même de la

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