Tome vi, pp
4. Il y avait, en outre, des esclaves panis dans les postes de TOuest (cf. Bulletin des recherches historiques, vol. ii, p. 186).
MELANGES CANADIENS
Quant aux esclaves nègres, les textes qui en font mention1 montrent suffisamment que si leur nombre sous le régime français ne fut pas très élevé, il y en eut cependant d’importés soit directement des côtes d’Afrique soumises à la couronne de France, soit plutôt des îles d’Amérique relevant de cette puissance.
Le nombre des esclaves noirs s’accrut, au Canada, à la suite de la guerre de l’indépendance américaine. Vers cette époque, en effet, il en vint sûrement plusieurs avec les loyalistes auxquels ils appartenaient, et qui laissèrent les Etats-Unis pour s’établir en notre pays. C’est ce que nous lisons dans une requête présentée en l’année 1800, de la part des propriétaires d’esclaves du district de Montréal, à la Chambre du Bas-Canada.
Les suppliants, y est-il dit2, osent assurer cette chambre qu’un nombre de loyaux et fidèles sujets de sa Majesté, après avoir exposé leurs vies à son service, et y avoir sacrifié presque tous leurs biens dans la dernière guerre calamiteuse, sont venus avec leurs esclaves dans cette province, sous la promesse sacrée qu’ils pourraient les y introduire sans jiayer aucun droit (Statut de la 30e, Geo. ni, c. 27).
Ces esclaves transportés sur la terre canadienne (soustraite, pensaient-ils ou du moins affirmaientils, au régime de l’esclavage) désertaient fré-