‹ Etudes et appréciationsChapitre 116 sur 173 · Ilrid., Q. cxiv, art · texte numérisé non relu

Ilrid., Q. cxiv, art

besoins immédiats, indépendante des aléas de la fortune et des variations du marché. ^

En pratique, toutefois, il faut bien convenir que de tristes circonstances et d'énormes abus ont envenimé les rapports du travail et du capital et déconsidéré le salariat.

Le dernier siècle, dit Léon Xnï,^ a détruit, sans rien leur substituer, les corporations anciennes, qui étaient pour les ouvriers une protection ; tout principe et tout sentiment religieux ont disparu des lois et des institutions publiques, et ainsi, peu à peu, les travailleurs isolés et sans défense se sont vus avec le temps livrés à la merci de maîtres inhumains et aux convoitises effrénées de la concurrence. Une usure dévorante est venue encore aggraver le mal.

L'illustre auteur de ces paroles voit très bien de quels maux souffrent les travailleurs. Mais, nulle part, dans le document où se traduit l'émotion de son âme apostolique, il n'attribue le malaise actuel au régime patronal lui-même. Pour lui, le vice fondamental de la société moderne, d'où naissent de si terribles conflits, c'est l'effacement des idées chrétiennes, partant, le fléchissement de la loi morale dans les âmes et dans les institutions.

1. Civiltà cattolica (7 fév. 1920), pp. 198-200 : Antoine, Cours d'Economie sociale (3e édit.), pp. 616-619 ; Garriguet, Le salaire, pp. 26-27 ; Quest. act., t. cxiii, pp. 236-237.

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