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Monsieur Harmel, que nous avons cité, ne croit guère à l'efficacité sociale du système de la participation ou\Tière aux profits. D'un côté, il ne veut pas du contrôle des supérieurs par les inférieurs ; ce qui est la négation même de la hiérarchie. D'un autre côté, ^^ s'il n'y a pas de contrôle, la défiance s'insinue dans les esprits, et quand il n'y a pas de bénéfices, on soupçonne aisément quelque tromperie. S'il y a perte, l'ouvrier ne peut la supporter. " ^
On suggère que la part des employés dans les profits, lorsque l'état des affaires le permet, soit accordée sous forme de prime ou de récompense ; et, de fait, plusieurs patrons catholiques sont entrés dans cette voie.
Nous voudrions, écrit le comte Soderini, - une participation aux bénéfices non obligatoire, venant spontanément de l'initiative des entrepreneurs ou des capitalistes, qui ne peuvent pas ignorer que ce serait là le moyen de donner aux ouvriers plus de zèle et de les stimuler à s'intéresser plus vivement au succès de l'entreprise. Il s'agirait donc de décerner une récompense aiLx meilleurs d'entre eux. . . Quant aux industries organisées au moyen de sociétés par actions, nous irions jusqu'à proposer d'assigner, au bout d'un certain temps, à titre de récompense, aux ouvriers réputés les meilleurs, des actions de la société qui les emploie, pourvu, bien entendu, que celle-ci soit solide et consacrée à une industrie rémunératrice.