Ouv. cit., p
2. Socialisme et Catholicisme (trad. Le Monnier), p. 275. — Cf. ScALONi, Capital et Travail (3e éd.). pp. 70-72.
Très justes nous paraissent les observations de l'abbé Antoine : ^
La participation peut exister, soit en vertu d'un contrat statutaire, soit en vertu de bienfait volontaire accordé aux ouvriers. Sous la première forme, elle présente des difficultés d'application : elle expcje le patron à ce que les ouvriers se considérant comme associés, demandent communication du bilan ; si tous les ouvriers y participent, le bienfait qu'ils en retirent est dérisoire pour chacun d'eux ; l'instabilité des ouvriers dans la grande industrie rend la répartition pratiquement impossible 2. . . Sous la seconde forme, la participation ne peut avoir qu'une heureuse influence sur le sort des ouvriers et la paix sociale. Ajoutons que la participation à titre gratuit peut être demandée par l'équité, lorsque la prospérité de l'entreprise augmente considérablement les profits du patron.
Là, toutefois, ne se bornent pas les aspirations d'un grand nombre de prolétaires et de champions du prolétariat. La question, pour eux, se pose sous une forme plus compréhensive et plus radicale.^
On prône un système d'association entre le capital et le travail où le régime du contrôle commun de l'entreprise se combine avec la participation aux bénéfices, et que l'on appelle V actionnariat