‹ Etudes et appréciationsChapitre 133 sur 173 · L'organisation du travail, ch. I, n · texte numérisé non relu

L'organisation du travail, ch. I, n

entre l'agent principal et le facteur subalterne de la production.

Nous avons parlé plus haut de liberté ; non pas de liberté absolue.

Léon XIII déclare '^ très désirable que, conformément aux statuts syndicaux, des hoimnes prudents et intègres, pris au sein des syndicats eux-mêmes, ouvriers et patronaux, soient appelés à juger les questions litigieuses en qualité d'arbitres " ^ Et, pour faciliter l'œuvre de paix, il consent à ce que, quand l'intérêt social l'exige, on réclame dans ces matières '^ le secours et l'appui de l'Etat." " Nous pouvons en conclure que, virtuellement, le Pape reconnaît au pouvoir civil le droit, s'il y a lieu, de rendre obligatoires les décisions des cours d'arbitrage, voire, dans certains cas, de nommer lui-même des arbitres.

Au reste, qu'on ne s'y trompe pas. C'est par des rapports empreints d'un esprit de justice et de charité chi-étienne, bien plus que par une loi de " contrainte mutuelle " (selon la formule chère à M. Valois), que l'union des éléments professionnels sera scellée. Toutes les voix autorisées le disent. Toutes les leçons de l'expérience le confirment. L'intérêt et la passion divisent ; la religion et la morale unissent.

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