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Les syndicats professionnels, les chambres mixtes, les conseils d'arbitrage, a dit M. de Mun, 3 sont des moyens d'organisation par où la paix et la liberté peuvent être rendues aux travailleurs. Mais il n'y a pas de paix solide, il n'y a pas de liberté féconde, il n'y a pas de concorde possible, si elles ne se fondent sur le sentiment chrétien.
Ce sentiment est, de sa nature, conciliant dans la mesure où le droit et le devoir le permettent. Il dicte les discussions courtoises, les procédés bienveillants, les solutions équitables et pacifiques. Il est et sera toujours l'indispensable instrument de la pacification sociale.
Méconnaître l'importance et la nécessité de cette force morale qui est le suprême moteur des individus et des sociétés, c'est commettre une erreur profonde qu'aucun calcul, ni aucun expédient ne saurait réparer.