Encyclopédie du xixe siècle, au mot Charité
l'assistance publique 291
^' On épuisait, dit Charles Périn, ^ les provinces pour alimenter la vie oisive du peuple des capitales. ''
Ce n'est que dans l'âge chrétien, à la suite des enseignements du Sauveur, que la charité apparaît avec cette fécondité de ressources qui en est le fruit admirable, et ces traits de sympathie, de dévouement et de désintéressement, qui en rehaussent singulièrement la valeur.
Entravées dans le principe au même titre que la religion, les œuvres charitables prennent leur essor avec la liberté donnée au christianisme sous Constantin. Dès lors se fondent et commencent à fonctionner, sous la direction des évêques, les premiers hôpitaux. L'autorité du clergé en matière d'assistance, s'affirme comme une puissance légitime et reconnue. Un capitulaire de Charlemagne énumère les principales institutions de bienfaisance établies auprès des cathédrales et des monastères. Il y en a pour les voyageurs, les pauvres, les malades, les orphehns, les enfants en bas âge, les vieillards indigents. ^
Dans un exposé sommaire de l'assistance publique en France, nous hsons ce qui suit : ^
1. De la richesse dans les sociétés chrétiennes (3e éd.), t. m, p. 320.
2. F. MoURRET, Hisl. gén. de l'Eglise, t. m (2e éd.), p. 344.