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et les refuges qu'il sut mettre sur pied, admirables d'esprit de foi, de vitalité et d'ingéniosité, les Congrégations qu'il fonda. Nul ne montra mieux que lui les incomparables ressources dont jouit, par sa force innée et en dehors de toute intervention étrangère, le catholicisme, pour le soulagement de tous les maux du corps et de toutes les infortunes morales.
C'est de son souvenir, de son impulsion et de ses exemples, que sont nés au siècle dernier, à côté de tant d'autres inventions généreuses, les conférences et les patronages qui portent si bien son nom, et qui sont l'une des créations les plus fécondes de l'initiative privée dans Tordre de la bienfaisance.
Aussi ce grand saint, qui eut la passion du bien, l'intelligence de la haute mission et des vraies méthodes de la charité, a-t-il mérité d'être proclamé, par le chef suprême de l'Eglise, patron des œuvres et des maisons charitables dans tout l'univers catholique.
Nous avons dit que les premières tentatives d'imposition et de laïcisation de la charité datent du xvie siècle.
Le philosophisme du xviiie, par quelques-uns de ses adeptes, inséra dans son programme de
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réformes la centralisation administrative des ressources d'assistance. Puis bientôt la Révolution, si ardente à consommer le schisme entre l'homme et Dieu, essaya de mettre en œuvre le même projet par la constitution d'un trésor national formé des biens des hôpitaux, et par l'ouverture d'un livre de bienfaisance nationale. ^ Elle n'y réussit qu'à demi.
Mais le mouvement sécularisateur était lancé. Et la France cathoUque, dont le sol s'était couvert d'une floraison merveilleuse d'établissements charitables de toute sorte, endommagés sans doute par le souffle révolutionnaire, restaurés néanmoins plus tard dans une large mesure, allait être le théâtre d'une série d'assauts livrés, par les sectaires ou les inconscients, au droit des particuUers et à l'autorité de l'Eglise sur le bien des pauvres.
En 1879, une loi ferme au clergé la porte des commissions administratives de bienfaisance. Et, en 1881, les curés, desservants et vicaires, sont déclarés inhabiles à recevoir les legs qui leur sont faits pour les pauvres. On leur dispute même le droit de distribuer eux-mêmes aux pauvres les biens ou revenus légués aux bureaux de bienfaisance avec la clause formelle qu'ils devront passer par les mains dii curé. ^ C'est cet ostracisme que