Ibid., t. XV, p
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sance civile ; ou, si on les reconnaît, on les accule, par une fiscalité injuste, à la ruine. Puis, sous le fallacieux prétexte que le régime de la charité privée et.de la liberté est impuissant à soulager la misère, on lui substitue la lourde main de l'Etat. C'est ainsi que les hôpitaux de Paris sont successivement laïcisés, et que cet exemple est suivi dans un grand nombre de villes. Finalement, par la loi de 1901, un dernier coup est porté aux établissements congréganistes hospitaliers, et celle de 1912, projetée dès 1899 par Waldeck-Rousseau, vient ajouter à la surveillance officielle, déjà grande, des institutions de bienfaisance privée, de nouveaux règlements et de nouvelles chaînes.
En face de ces envahissements croissants de l'Etat, M. Chenon, professeur à la Faculté de Droit de Paris, ne peut se défendre de jeter le cri d'alarme :
Toute cette législation, écrit-il, ^ s'inspire de trois idées générales qui constituent les traits essentiels du régime moderne de l'assistance publique : la solidarité comme principe, le droit au secours comme base, la nationalisation comme moyen. Nous sommes sur la pente : où s'arrêtera-t-on ?
Dès 1882, M. Ch. Périn, témoin du premier travail de laïcisation opéré dans le domaine de