‹ Etudes et appréciationsChapitre 157 sur 173 · Chenon, ouv. cit., pp. 466 et suivantes · texte numérisé non relu

Chenon, ouv. cit., pp. 466 et suivantes

l'assistance publique 301

tenu à honneur de marquer leur administration par des actes et des œuvres de charité.

C'est que, selon les paroles d'un orateur français, ^ '' la charité, c'est la grande loi du christianisme, si grande que, dans notre Evangile, elle se confond avec le commandement qui nous ordonne d'adorer, d'aimer et de servir Dieu. Quand nous avons ce sentiment au cœur, non seulement il n'est pas contraire à la justice, mais il en est la garantie et le complément nécessaire ".

C'est la perfection de la loi, le ressort de toutes les vertus.

La charité rentre tellement dans les fonctions ecclésiastiques que l'Eglise, lors de l'une de ses assemblées les plus solennelles, a cru devoir la placer sous le contrôle et l'action prévoyante de l'épiscopat. Voici, en effet, ce que nous lisons dans l'un des décrets du Concile de Trente :^

Les évêques auront le droit de visiter tous les hôpitaux, et tous les collèges, et les confréries de laïques, ainsi que les monts de piété, les dépôts de charité, et tous les établissements pieux, quel qu'en soit le nom, même administrés par des laïques. Eux-mêmes, en vertu de leur charge, comme le demandent les saints canons, feront exécuter, après en avoir pris connaissance, tout ce qui a été établi relativement au culte de Dieu, au salut des âmes, et à l'entretien des pauvres, nonobstant toute coutume, tout privilège ou règlement contraire.

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